J'ai retrouvé un texte sur la condamnation de la publication du secret de La Salette par Pensassa 2013-10-08 05:53:45 |
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"...l’Eglise s’est aussi prononcée sur le Secret lui-même, du moins pour ce qui regarde sa divulgation. Le 14 août 1880 (l’année suivant la publication du Secret avec l’imprimatur de la Curie de Lecce) le cardinal Caterini, préfet de la S.C. de l’Inquisition, écrivait à l’Evêque de Troyes, Mgr Cortet : “...cette publication n’a pas plu du tout au Saint-Siège, aussi sa volonté est-elle que les exemplaires de ladite brochure – partout où ils ont été mis en circulation – soient retirés des mains des fidèles”.
Ce qui n’empêcha pas le Secret d’être diffusé ultérieurement, avec la circonstance aggravante ci-dessus ; d’où la promulgation, le 21 décembre 1915, par la S.C. du Saint-Office du Décret concernant ce qu’on appelle vulgairement “Le Secret de La Salette” (A.A.S. 7 [1915], p. 594) : « Il est parvenu à la connaissance de cette Suprême Congrégation qu’il ne manque pas de gens, même appartenant à l’ordre ecclésiastique, qui, en dépit des réponses et des décisions de la Sacrée Congrégation elle-même, continuent – par des livres, brochures et articles publiés dans des revues périodiques, soit signés soit anonymes – à traiter et discuter la question dite du “Secret de La Salette”, de ses différents textes et de ses adaptations aux temps présents ou aux temps à venir ; et cela non seulement sans l’autorisation des Ordinaires, mais même contrairement à leur défense. Pour que ces abus, qui nuisent à la vraie piété et portent une grave atteinte à l’autorité ecclésiastique, soient réprimés, la même Sacrée Congrégation ordonne à tous les fidèles, à quelque pays qu’ils appartiennent de s’abstenir de traiter et de discuter le sujet dont il s’agit, sous quelque prétexte et sous quelque forme que ce soit, tels que livres, brochures ou articles signés ou anonymes, ou de toute autre manière. Que tous ceux qui viendraient à transgresser cet ordre du Saint-Office soient privés, s’ils sont prêtres, de toute dignité qu’ils pourraient avoir, et frappés de suspens par l’Ordinaire du lieu, soit pour entendre les confessions, soit pour célébrer la messe ; et s’ils sont laïcs, qu’il ne soient pas admis aux sacrements avant d’être venus à résipiscence. (..). Au reste, ce décret n’est pas contraire à la dévotion à la Très Sainte Vierge, invoquée et connue sous le titre de “Réconciliatrice de La Salette”. Donné à Rome, au Palais du Saint-Office, le 21 Décembre 1915 ».
(...) Malgré le décret, la Société Saint-Augustin (aujourd’hui Desclée De Brouwer) publiait en 1922, (...) une réédition du Secret, simple reprise de l’édition de Lecce de 1879 ; elle s’autorisait de l’opinion du Père Lepidi o.p., maître du Sacré Palais (théologien du Pape), qui en 1912 déjà, le 16 décembre, avait écrit au cardinal Luçon, archevêque de Reims : “le secret de La Salette n’a jamais été condamné de manière directe et formelle par les Sacrées Congrégations”. Evidemment, en concédant son imprimatur il pensait pouvoir maintenir ce jugement même après le décret de 1915.
Mais la réédition du Secret de 1922, simple réédition pourtant de celle de 1879, fut mise à l’Index des livres interdits par un décret du Saint-Office du 9 mai 1923.
Les défenseurs du Secret déclarèrent alors que ça n’était pas l’édition pure et simple du Secret qui était mise à l’Index, mais une autre comportant un commentaire du docteur Mariavé.
C’est ainsi qu’on arrive à la dernière intervention du Saint-Office, celle du 8 janvier 1957 ; elle consiste en une lettre du cardinal Pizzardo au Père Francesco Molinari, procureur général de la Congrégation des Missionnaires de La Salette, lettre qui mettait fin au doute : “en conséquence, je me fais un devoir de vous faire connaître que cette Suprême Congrégation a examiné et condamné, par le Décret cité, l’opuscule susdit édité et diffusé par la Société Saint-Augustin, même sans la lettre du docteur Mariavé”.
De tout ce qui précède on peut tirer la conclusion suivante : le texte du Secret n’a pas été approuvé par l’Eglise comme l’a été l’apparition de 1846 ; qui plus est, le Saint-Office en a interdit la diffusion sous peine de lourdes sanctions (1915), il en a interdit la possession et la lecture (1922) et il en a condamné le contenu (1957).
Certes, les décrets de la Sacrée Congrégation ne sont pas irréformables ; cependant, ceux qui ne tiennent aucun compte des condamnations émanant de la Sacrée Congrégation de l’Index ou d’autres congrégations romaines se rendent coupables de faute (cf. proposition 8 des modernistes condamnée par le décret Lamentabili, DS 3408).
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Il faut donc être prudent quand on parle de La Salette, si on ose en parler...
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