La question est pour la FSSPX: est-ce qu'elle décrit la crise de l'extérieur, ou est-ce qu'elle réintègre le giron de l'Eglise pour contribuer à résorber la crise ?
Excellente question qui, à ce stade, ne dépend plus de la FSSPX, dans la mesure où vous posez vous-même la condition (ou pour mieux dire, le but) à laquelle (auquel) celle-ci a placé le seuil du possible : "
pour contribuer à résorber la crise".
Mgr Fellay l'a dit et redit : il ne souhaite rien plus que "contribuer à résorber la crise" au sein de la structure ecclésiale, ("quel catholique ne souhaiterait pas être reconnu catholique?" 29 juin 2012) voire plus encore, contribuer ainsi, grâce au charisme propre de la Fraternité, à ses forces vives, au renouveau de la Foi en Europe, dans le monde! On a cité aussi, à cette occasion Mgr Lefebvre disant que si d'autres St-Nicolas-du-Ch. se multipliaient en France, ce serait formidable, qu'il y aurait de nombreuses conversions, etc. etc. Je crois qu' la FFSPX (ceux qui restent) tout le monde est d'accord là-dessus, en tout cas c'est la position claire de Mgr Fellay.
Mais il ne faut pas pour cela ajouter des conditions qui justement neutraliseraient le dynamisme propre de cette même Fraternité, qui neutraliserait cette "contribution", voire pourrait aller jusqu'à en dissoudre le principe.
Les objets précis du "Non possumus" de la FSSPX ont été clairement, objectivement, théologiquement, formulés.
Que Rome considère donc si ce "non possumus" est contribution, ou au contraire obstacle supplémentaire, à "la résorption de la crise". Tout est là.
Et hop, pirouette romaine, et on repart pour un tour. Usquequo?