Voyons point par point par Philippilus 2013-02-16 11:40:16 |
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L'adhésion de mes "adversaires", comme vous dites, à ces textes ? Connaissez vous beaucoup de documents romains ou épiscopaux qui aient parlés de ces textes autrement que pour les dénigrer? Ce n'est pas au "concile des medias" ou au para-Concile que l'on peut attribuer l'abolition du serment anti-moderniste. J'ai encore en mémoire les références méprisantes à la théologie du Concile de Trente, pour disqualifier les arguments de la FSSPX concernant la liturgie réformée. Tant mieux si l'adhésion à ces textes est générale, bien qu'implicite. Expliciter cette adhésion serait un excellent point de départ: pour mener à bien une discussion, il faut partir d'un point commun, le plus large possible. Je note d'ailleurs que c'est l'approche de Mgr Di Noia dans son dernier texte publié à l'égard de la FSSPX. Alors, je repose la question: qui de nos jours adhère sans réserve au serment anti-moderniste ?
Pour les textes de Vatican II, je rejoins votre point de vue, mais le souci vient à l'étape suivante: Qu'est-ce qui dans Vatican II, concile auto-proclamé Pastoral suscite l'adhésion? On a pu croire, en 2005, que ce serait le programme du pontificat qui s'achève. Force est de constater que rien n'a avancé. Mgr Fellay lui même faisait récemment le constat que sur les points "délicats", pour parler la langue des diplomates, ou il a posé privatim la question, on lui répond qu'il s'agit du "vrai concile". On en peut pas faire l'économie de la clarté.
J'aimerais bien, comme vous, pouvoir affirmer que les points en rupture sur les rapports avec le monde ne sont pas sujets doctrinaux d'adhésion obligatoire, mais je constate que ce n'est la position ni de Mgr Fellay, ni de ses adversaires, surtout des Evêques Français. La présence de quelques vieux nostalgiques du latin, du coeur vendéen ou des fleurs de lys ne devrait pas gêner grand-monde, en tout cas, moins que celle de Monsieur de Paris à la fête de l'huma. Et pourtant ...
Pour la symétrie du raisonnement, notez que les textes que j'ai cités sont, pour l'essentiel de portée doctrinale. On n'y trouve pas les "de nos jours", "le monde d'aujourd'hui", "l'age nouveau" et tant d'autres expressions qu'il faut traduire aujourd'hui par "du temps de ma grand-mère, à l'époque de l'URSS", et qu'il faudra traduire demain par "à l'époque reculée de ...", alors que ces expressions sont omniprésentes dans les textes de Vatican II.
Bien à vous, avec tout mon respect.
Philippilus
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