couplé aux statuts est le seul élément juridique qui permettrait au supérieur de l'IBP d'exclure validement un de ses membres.
Or la seule notion statutaire qui ait une valeur juridique dans le droit canon est la notion de rite propre.
Can 846 §2 : Le ministre célèbrera les sacrements selon son rite propre.
Et d'autre part, l'Evêque est également tenu de respecter le droit canon, qui à son tour parle bien de caractère propre :
Can. 394 - § 1. L'Évêque favorisera les diverses formes d'apostolat dans son diocèse, et veillera à ce que dans le diocèse tout entier ou dans ses districts particuliers, toutes les oeuvres d'apostolat soient coordonnées sous sa direction, en respectant le caractère propre de chacune d'elles.
Une exclusivité statutaire qui restreindrait la liberté d'un membre de l'institut par rapport à une loi universelle ne serait à mon sens pas utilisable comme motif valable d'exclusion. Et ne serait pas opposable à un évêque qui tenterait d'imposer une célébration dans le nouveau rite.
En revanche, les notions de rite propre et de caractère propre ont une valeur juridique pour le droit canon.
Actuellement un prêtre de l'IBP voulant dire la messe Paul VI s'exclut de facto .
Canoniquement cela ne tient pas la route. Ca ne figure d'ailleurs pas explicitement dans les statuts. Et si le prêtre exclu fait appel à Rome, il est sûr de se voir réintégrer... que la notion d'exclusivité soit ou non dans les statuts. Sauf à invoquer justement le canon 846 ci-dessus cité... et encore.
Je pense donc que cette querelle de vocabulaire n'est donc pas le centre des préoccupations que devrait avoir l'IBP en ce moment. Et si l'on s'en tient à la visite de Mgr Pozzo, à l'exclusion des autres sujets autrement plus chauds du moment, la petite phrase concernant l'herméneutique du renouveau dans la continuité, et la critique "même" constructive du Concile me paraît autrement plus dangereuse pour l'IBP s'il y était donné suite. Je dis bien "s'il y était donné suite", car après tout, je rappelle que cette lettre de Mgr Pozzo n'est pas une injonction sous peine de sanctions, mais est formulées sur le mode "conseils".
Cordialement
Meneau