Vous l’ignorez sans doute... par Vianney 2011-11-12 15:56:39 |
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...mais l’Église catholique a longtemps préconisé un comportement assez similaire à l’égard des non-catholiques (et des témoins de Jehovah en particulier), et c’était au fond très sage de sa part. La raison en est que, tandis que la religion catholique est plus sainte que n’importe quel croyant, y compris ceux que l’Église a canonisés, à l’inverse les fausses religions et les fausses philosophies sont plus mauvaises que la grande majorité de leurs adeptes.
Dès lors, en fréquentant sans nécessité ces adeptes, on acquiert la plupart du temps une vue passablement édulcorée de la nocivité de leurs croyances. On peut établir sans beaucoup de difficulté que le progressisme qui a envahi l’Église catholique en France après la seconde guerre mondiale est largement dû aux liens qui se sont noués, dans le cadre de la résistance au nazisme, entre catholiques, francs-maçons et communistes. Et il est assez connu qu’à Vatican II, les évêques qui ont le mieux résisté au libéralisme ambiant provenaient généralement de pays où le catholicisme était largement majoritaire : Espagne, Portugal, et dans une moindre mesure l’Italie et l’Amérique latine.
La mise à l’index de certains ouvrages répondait en gros au même souci de préserver la pureté de la foi. Seules quelques catholiques bien armés théologiquement – je songe au cardinal Bellarmin à l’époque de la prétendue “réforme” protestante – avaient le droit de lire les ouvrages interdits, afin de réfuter leurs erreurs. Pour peu qu’on se souvienne de l’infirmité de la nature humaine déchue (y compris chez les baptisés), ces précautions relèvent du simple bon sens, même s’il est évident qu’elles ne dispensent nullement de l’essentiel : prière, sacrements, mortifications, formation doctrinale, lecture spirituelle...
V.
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