[réponse] par Réginald 2025-10-21 17:04:31 |
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Je vous remercie de votre remarque.
L'exemple de 1867 est tout à fait pertinent. Comme je l'ai mentionné plus haut en citant la dépêche diplomatique américaine de l'époque, le lieu de culte protestant accueillait chaque dimanche 250 à 300 fidèles, sans bénéficier de l'extraterritorialité diplomatique, et bien au-delà du seul personnel de la légation. L'acte pontifical relevait déjà alors d'une tolérance mesurée, et non d'une simple règle diplomatique rigide.
Par ailleurs, vous écrivez fort justement : « à la rigueur, il suffisait d’allouer une salle de repos ou de détente au sein de laquelle les intéressés auraient eu la possibilité de faire leurs cinq prières quotidiennes sans en informer le monde entier ».
Or, c’est précisément ce qui s’est produit.
Le Père Giacomo Cardinali, bibliothécaire de la Vaticane, a simplement évoqué une « salle avec un tapis » mise ponctuellement à disposition de quelques chercheurs. Le Saint-Siège a ensuite clarifié qu'il s'agissait « d’un petit salon, prêté une ou deux fois, et non d’une salle de prière ».
Autrement dit : le Vatican a appliqué exactement la solution de bon sens que vous préconisez.
Le malentendu ne vient donc pas du Vatican, mais de la médiatisation du propos. En somme, la discrétion romaine a été fidèle à elle-même ; c’est le monde qui a parlé trop fort.
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