L'article par Ptitlu 2025-07-07 20:47:18 |
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*_" Je n’ai jamais vu une crise d’une telle ampleur" : l’institut catholique de Toulouse en pleine tourmente_* Un recteur mis à l’écart, des responsables aux abonnés absents et des salariés inquiets qui dénoncent une omerta… L’Institut catholique de Toulouse traverse une grave crise de gouvernance. Et le courrier envoyé au personnel par l’archevêque de Toulouse, Guy de Kerimel, chancelier de l’établissement et président du conseil d’administration, n’a pas levé le malaise.
Mais que se passe-t-il donc au sein de l’Institut catholique de Toulouse ? Depuis le début du mois de juin, l’établissement de la rue de la Fonderie, près de la place du Salin, bruit de nombreuses rumeurs, alimentées par les défections en cascade au sein de sa direction.
L’archevêque de Toulouse, Guy de Kérime a demandé un audit financier sur l’Institut catholique, université privée qui va fêter ses 150 ans l’année prochaine.L’archevêque de Toulouse, Guy de Kérime a demandé un audit financier sur l’Institut catholique, université privée qui va fêter ses 150 ans l’année prochaine. DDM - DDM-MICHEL VIALA
"Notre recteur est en en cours de limogeage, on nous dit une fois sur deux qu’il est en arrêt de travail, puis mis à pied, notre vice-rectrice et notre secrétaire générale sont absentes, notre président du conseil d’administration démissionnaire. En quelques semaines, on a l’impression que tous les responsables se sont vaporisés", explique une source interne. Une situation qui a généré un profond malaise et beaucoup d’inquiétude chez les salariés. Dont certains craignent de revivre les mêmes difficultés qu’il y a quelques années, quand le recteur de l’époque avait été mis en cause pour harcèlement.
Des accusations de harcèlement…
"Malgré la traversée de diverses crises, je n’en avais jamais vu d’une telle ampleur", confie un autre cadre qui s’interroge sur la nouvelle mise à l’écart du recteur actuel, François Moog, pour des raisons qui restent vagues. " Il semblerait qu’on lui a demandé de démissionner après plusieurs signalements pour harcèlement, mais il aurait refusé pour être ensuite placé en arrêt de travail". D’autres bruits de couloirs font état d’une brouille personnelle entre le chancelier et archevêque de Toulouse, Guy de Kerimel, et le recteur. Difficile d’en savoir plus, tant l’institution reste discrète sur ces événements. "Dans le cadre du droit et du respect des personnes, l’ICT ne peut s’exprimer publiquement sur les raisons ou les formes de ces absences, précise Thomas Recoing, le directeur de la communication. L’absence concomitante de plusieurs membres de la direction a pu susciter des interrogations au sein du personnel de notre établissement. Mais je vous assure que le conseil d’administration prend très au sérieux ce contexte et a missionné une équipe pour apporter un appui technique à la communauté universitaire afin d’assurer la continuité de nos missions, dans l’intérêt premier de nos étudiants et futurs étudiants et de l’ensemble des personnels de l’ICT".
Des difficultés financières ?
L’institut catholique, qui va fêter ses 150 ans l’année prochaine, indique par ailleurs que les équipes pédagogiques sont mobilisées et travaillent normalement pour garantir le bon déroulement de cette fin d’année universitaire et préparer la rentrée prochaine de septembre.
" Notre institution s’appuie sur des bases solides, et n’a pas de difficultés financières à ce jour, qui pourraient freiner son activité au quotidien, se sent obligé de préciser Thomas Recoing. Elle prépare sa stratégie pour l’avenir". Dans une lettre envoyée au personnel, Guy de Kerimel, l’archevêque de Toulouse, chancelier de l’ICT et président du conseil d’administration affirme pourtant qu’un un audit des finances, "couvrant la période depuis la fin août 2024 jusqu’à aujourd’hui" va être lancé. " Des factures et règlements vont pouvoir être honorés, les dossiers urgents sont en cours de constitution et de relecture pour être rendus le plus tôt possible", écrit-il.
Alors pas de fumée sans feu ? L’archevêque ne minimise pas en tout cas les problèmes. "L’Institut traverse une crise sérieuse, une fois de plus malheureusement", confie-t-il, en concédant une certaine forme d’impuissance. "Nous devrons faire la clarté sur les causes de cette crise et y remédier", dit-il. Ce qui fait dire à une salariée que la lettre du chancelier, loin d’être réssurante, pose plus de questions qu’elle n’en résout.
3700 étudiants, 5 facultés et 5 instituts
L’Institut catholique de Toulouse (ICT), qui va fêter ses 150 ans, emploie près de 200 collaborateurs permanents composés d’enseignants-chercheurs, d’enseignants, et de personnels administratifs. Il accueille chaque année 3 700 étudiants répartis dans cinq facultés et cinq instituts : la faculté libre de droit, de lettres et des sciences humaines, de philosophie, de théologie, de droit canonique, l’École supérieure pour la qualité, l’environnement et la sécurité en entreprise, l’Institut des arts et musiques sacrés, l’Institut d’études religieuses et pastorales, l’Institut supérieur de formation de l’enseignement catholique et l’Institut universitaire de langue et de culture française. L’établissement propose 18 licences et masters et 10 diplômes canoniques reconnus par le Saint-Siège et de très nombreux certificats, diplômes universitaires et certifications professionnelles.
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