La Dépêche (et l'AFP) ont de bonnes lectures par Ptitlu 2025-07-07 18:14:54 |
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RC 3 juillet 2025
Faire de l’Eglise une maison sûre ? Visiblement, très peu pour Mgr de Kerimel qui préfère recaser dans sa Curie – et comme chancelier encore, un prêtre qui a été condamné en 2006 en appel à de la prison ferme pour un viol sur mineur commis en 1993 lorsqu’il exerçait dans le diocèse de Bayonne.
Le pot aux roses est dévoilé dans les nominations du 2 juin dernier qui révèlent aussi le recasement de l’ex-évêque de Blois Mgr Batut comme délégué épiscopal aux séminaristes – vu le bilan de l’intéressé dans le Val de Loire, le grand désert des vocations dans le Midi est appelé à durer. Surtout, le père Dominique Spina, jusque là vice-chancelier, est nommé Chancelier et délégué épiscopal aux mariages.
Pour rappel, en 2005 le père Dominique Spina avait été condamné à quatre ans de prison ferme pour le viol d’un lycéen de Pau dont il était le directeur de conscience, la peine avait été confirmée un an plus tard en appel; selon la presse locale, au cours de l’instruction, le prêtre affirmait qu’il s’agissait d’une « relation consentie« , ce qui pose déjà quelque peu question sur son maintien dans le sacerdoce.
Comme le rappelait la République des Pyrénées en 2016, « en 2007, l’ancien aumônier obtient une libération conditionnelle. Il est transféré du diocèse de Bayonne à celui de Toulouse. Décision prise avec l’accord des deux évêques respectifs, Mgr Pierre Molères et Mgr Robert Le Gall.
Ce dernier précise d’ailleurs que « seules des charges très réduites lui ont été confiées : un poste d’archiviste et une petite activité pastorale auprès d’adultes seulement« . En 2009, il était nommé à la tête de la paroisse de Fronton et de ses sept clochers, avec des restrictions dans son ministère. Néanmoins en 2016 il est relevé à sa demande de son ministère paroissial, après la médiatisation de cette situation.
Pour rappel, un chancelier n’est pas seulement en charge des actes de catholicité dans un diocèse. Il rédige et contresigne aussi les actes juridiques de l’évêché, notamment les lettres de nomination des prêtres, les conventions avec tel ou autre institut, les prêtres venant d’autres diocèses, les consécrations d’autel, les ouvertures d’oratoire, ainsi que tout document que l’évêque promulgue, les orientations diocésaines etc. « Difficile de comprendre que ce sera un prêtre condamné pour viol sur mineur qui validera tous les actes de l’évêché de Toulouse dans les prochaines années, même s’il a purgé sa peine et qu’il dit regretter les faits« , réagit un fidèle toulousain.
Ce matin Kerimel dit dans la Dépêche "j'ai pris le parti de la miséricorde".
Ce qu'il n'a effectivement pas fait ni pour ses anciens fidèles à Grenoble, ni pour les victimes de l'affaire Ribes (qui éclate à peine il part pour Toulouse), ni pour ses propres curés qu'il brasse et rebrasse dans ses nominations sans consulter personne, ni à l'Institut catholique de Toulouse qui est plongé dans une crise sans précédent...
Ni même un minimum de transparence pour les fidèles de la cathédrale quant à "l'année de ressourcement" de leur actuel curé et le passif du suivant, qui doit arriver à la rentrée.
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