vous trouvez que ça l'est la pratique et la définition de la collation ?,
Je le trouve, mais je vais essayer de vous aider, puisque vous ne le trouvez pas.
1. D'abord : le jeûne consiste à ne manger qu'une fois par jour, et de ne rien manger avant et après.
C'est très clair et très facile à comprendre. Moins facile à pratiquer.
2. Mais : la faiblesse humaine étant ce qu'elle est, l'Église a permis, depuis le XVIIIe siècle, une collation se rajoutant à ce seul repas. Donc le soir, si le repas principal est à midi (ou l'inverse, à midi, si le repas principal est le soir).
Mais vous n'y êtes pas obligé, et dans ce cas, les règles concernant la collation ne vous concerneront pas. C'est clair et facile aussi.
En revanche, si vous ne tenez pas debout sans deuxième repas (l'Église ne nous demande pas de tomber dans les pommes), vous pouvez faire, pour la collation, deux choses :
ou bien, vous appliquez la règle absolue, et vous mangerez un maximum de 240 grammes, pour moi c'est très peu, pour d'autres ce serait déjà beaucoup ;
ou bien, vous appliquez une règle personnalisée (c'est plus en phase avec la mentalité actuelle) et vous mangerez au maximum la moitié (ou mieux : un tiers ou un quart) de ce que vous avez coutume de manger à cette heure là.
Je crois que c'est clair et pas trop compliqué.
3. Mais : L'homme moderne devenant de plus en plus faible, on le prend presque en pitié, notre bonne mère l'Église a permis, au XIXe siècle, à côté de la collation et du repas principal, un
frustulum matutinum, une miette matinale, après la messe bien entendu, et seulement
justa de causa, pour une juste raison, il faut vraiment que vous ne teniez pas jusqu'à l'apéro !
Ce morceau de pain ou de fromage matinal peut aller jusqu'à 60 grammes, mais vous pouvez, si vous voulez le faire, appliquer la règle personnalisée, et manger en petit déjeuner la moitié ou moins de votre petit déjeuner coutumier.
Si comme moi, vous ne prenez jamais rien avant le repas de midi, vous vous tiendrez aux 60 grammes, si vous voulez tirer parti de l'indult de 1843 permettant le
frustulum matutinum.