Détriment relatif par Candidus 2025-02-28 06:59:48 |
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Je veux dire que le tort qu'entraîne pour mes proches, le secours que j'apporte à une personne en détresse qui m'est éloignée, ne doit pas dépasser certaines limites, certaines proportions.
Je me trouve au bord de mer accompagné de mon enfant qui a tout juste l'âge de raison, j'aperçois un migrant qui se noie, il convient que j'abandonne pendant quelques instants mon enfant, en lui recommandant de ne pas bouger, pour que je puisse secourir le noyé, même si ce n'est pas prudent de laisser seul un enfant qui ne sait pas nager au bord de mer. La certitude de la mort du migrant, si je ne fais rien, l'emporte sur le danger relatif que court mon propre enfant.
Le même scénario qui verrait mon enfant de 4 ans dans un danger proche de périr si je l'abandonnais pour secourir un migrant, ne constituerait plus pour lui un "détriment relatif", et je serais dans l'obligation de protéger mon enfant, même si cela entraîne la quasi certitude de la mort de l'étranger.
La règle c'est de cultiver un amour de prédilection envers notre prochain lorsque, à proportion quasi égale, celui qui nous est proche et celui qui nous est éloigné requièrent notre assistance, néanmoins si l'assistance requise par le second est de nature vitale, existentielle, nous devons la lui apporter, même au risque de causer un tort à notre prochain qui doit être inférieur à celui que causerait notre inaction envers celui qui nous est éloigné.
C'est une question de curseur et de bon sens, et les globalistes, par idéologie ou absence de bon sens, déplacent au profit des étrangers, d'une manière irresponsable et criminelle, le curseur marquant le moment où l'Ordo Amoris souffre une exception.
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