Je ne me prononcerai pas sur la légitimité par Jerailu 2024-10-21 16:09:23 |
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des messes auxquelles on adjoint d'autres sacrements parce que je n'ai pas encore lu l'histoire de ces cérémonies mais d'après mes observations, il y'a un double effet dans l'Eglise actuelle qui sont peut être du fait de ces célébrations:
d'un côté on dit la messe pour tout, bientôt on la dira même pour une Bar Mitzvah ou en action de Grâce parce que Simone a acheté un rôti de boeuf à la mode Welligton -alors que pour ce cas, vous en conviendrez, un exorcisme conviendrai mieux: c'est de la nourriture anglaise- c'est la "messaïte" mais de l'autre on relativise l'importance de la messe et son rapport au sacrifice.
Il ne semble pas totalement incohérent de vouloir adjoindre chaque pan de la vie de l'Eglise et de ses chrétiens à la messe, qui est le source et le sommet de la vie même du Monde, mais pour les raisons ci-dessus je m'interroge sur la pertinence de tel acte.
Pour les heures:
Dans mon cher diocèse de Lyon, la messe pontificale dans notre rit était toujours précédée de l'Office de Tierce, donc il y'a des précédents à la messe "vespéralisée" ou tout du moins "horarifiée" mais je ne vois pas pourquoi mélanger, comme le propose la Présentation Générale de la Liturgie des Heures, la messe et l'heure célébrée quand on peut simplement célébrer les deux à la suite.
Tout au plus, l'on pourrait envisager une procession d'entrée en étole (et éventuellement chape) puis une procession de sortie après la fin de la messe. Je n'ai malheureusement pas sur moi le cérémoniaire du rit lyonnais que je possède, il me semble qu'il dit de procéder ainsi pour la messe pontificale à la primatiale Saint-Jean-Baptiste donc, comme on dit, take it with a grain salt.
En conclusion,
Les choses se sont perdues, même chez les conservateurs et les traditionalistes comme vous le notez. Cependant, bien qu'amateur de liturgie, je ne saurai pas encore me donner le qualificatif de liturgiste -j'y aspire mais il y'a tant à apprendre rien que dans l'histoire liturgique latine et je n'ai même pas attaqué l'Orient si ce n'est en surface- mais je sais déjà qu'il y'a sans doute des abus dans beaucoup de domaines -et pourtant, il me semble l'avoir dit ici, je suis plutôt dans le camps "libéral" de la liturgie plutôt que dans celui des rubricistes- qui sont un peu dommage parce que l'on s'approprie alors pour soit la liturgie et en particulier celle qui nous est divine.
L'abbé Anthony Cekada rapporte dans son article sur la querelle entre la FSSPX et 9 prêtres sédévacantistes rapporte bien cet état d'esprit dans lequel s'est développé le milieu traditionaliste:
L'évolution des pratiques liturgiques en place dans la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X fera sans doute un jour un excellent sujet pour la thèse de doctorat d'un liturge. Dans les premiers moments d'Ecône, "la messe traditionelle" qui y était célébrée était un mélange des réformes de 1962 par Jean XXIII et de la messe dites "intérimaire" de Paul VI (entre 1964 et 1967) combiné à "ce que monseigneur aime"; "ce que l'on fait en France" et occasionnellement des pratiques venant du missel de 1945.
Nous américains, nous sommes sentis trahis en arrivant à Ecône pour y trouver une version "modernisée" de la Messe Tridentine ! Le psaume 42 était omis des prières au bas de l'autel, le prêtre s'asseyant sur le côté (comme on le fait lors du Novus Ordo), l'Epître et l'Evangile lu depuis deux ambons face au peuple et un certain nombre d'autres innovations.
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