Donc la liturgie célébrée par les papes et évêques depuis 1969 menacerait la Foi et le salut des âmes ?
Parce que, selon vous, la messe telle qu'elle est célébrée dans le rite de Paul VI à peu près partout depuis 1969 ne pose aucun problème, ni dans la foi qu'elle traduit, ni pour le salut des millions de gens, qui, après y avoir été exposés et ne serait-ce qu'en France, ont perdu toute pratique religieuse, quand ce n'est pas la foi elle-même ?
S'il vous plaît, ne venez pas me répondre par de pseudo-arguments m'expliquant que, célébré correctement, le NOM ne pose pas de problèmes de foi.
Célébré correctement, où l'est-il ? Dans combien de paroisses ? Dans combien d'églises ?
Combien de fidèles bénéficient-ils de cette célébration "correcte", quand l'immense majorité des catholiques est soumise, depuis plus de 50 ans, à un tsunami d'abus liturgiques tous plus navrants les uns que les autres, et rendus précisément possibles par l'ontologique élasticité du nouveau missel, laquelle fut délibérément voulue par ses fabricants, pour rapprocher la messe catholique de la cène protestante ?
Sinon, expliquez-moi pourquoi des pasteurs protestants s'alarmaient, en 1988 et devant la perspective d'un accueil des traditionalistes, de voir revenir un droit de cité du missel traditionnel ?
Donc la liturgie célébrée par les papes et évêques depuis 1969 menacerait la Foi et le salut des âmes ?
Le salut des âmes n'appartient qu'à Dieu, et je ne juge personne au for interne.
J'ai écrit "
menace", et non "
anéantit".
Maintenant, regardez les résultats. On juge l'arbre à ses fruits.
Dissocier la réforme liturgique de l'apostasie générale que l'on subit depuis les années 60 est proprement déraisonnable. Certes, le recul de la foi a commencé avant le Concile, mais il est patent que celui-ci et les réformes qui l'ont suivi ont accéléré vertigineusement l'évanouissement quasi total de celle-ci dans nos sociétés.
Taux de pratique dominicale en 1960 ?
En 2023 ?
Cette position est peu ou prou celle de certains membres de la FSSPX (et encore pas tous...)
Commencez juste par demander à un prêtre de la FSSP pourquoi il refuse de célébrer lui-même et de concélébrer (cas de leur immense majorité) selon le NOM.
De quelle nature l'empêchement relève-t-il ?
Quel problème doctrinal (donc de foi, et au-delà, de salut) le NOM pose-t-il ?
Sinon, pas de problème : tous à la nouvelle messe, et fin de chantier.