Les raisons de notre attachement à la Messe de toujours par Jean-Paul PARFU 2023-06-12 10:20:49 |
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1) Nous sommes attachés à la messe traditionnelle, parce qu'elle est :
- une action liturgique, un sacrifice propitiatoire célébré face à Dieu sur un autel par un prêtre sacrificateur qui agit "in persona Christi" ;
2) Nous refusons la nouvelle messe, parce qu'elle n'est :
- qu'une "eucharistie", comme ils disent, un rassemblement fraternel, une simple représentation liturgique, comme l'affirmait Luther, où l'on rend grâce en faisant mémoire du Jeudi-Saint sous la présidence d'un animateur spirituel délégué par l'assemblée, à la manière protestante, animateur qui partage le pain sur une table, ne célèbre qu'en présence de fidèles et tournés vers eux.
3) Enfin, Le rite bimillénaire de l'Eglise latine ne peut être supprimé, pas même par le pape !
Supprimer ce rite est non seulement une impiété et un acte révolutionnaire, mais c'est aussi tout simplement un abus de droit, est même l'abus de droit par excellence, et est donc totalement irrecevable !
Les mesures de suppression sont donc nulles et non avenues !
Il faudrait que le monde traditionnel, dans son ensemble, le comprenne très clairement et en tire les conclusions. Le respect du rite est absolument non négociable.
"La croyance en un pape tout puissant, est une « papolâtrie », qui voit dans le pape non le Vicaire du Christ sur terre, dont le devoir est de transmettre la doctrine qu’il a reçue intègre et pure, mais un successeur du Christ qui perfectionne la doctrine de ses prédécesseurs, en l’adaptant aux changements du monde. La doctrine de l’Evangile est dès lors en perpétuelle évolution, parce qu’elle coïncide avec le magistère du Pontife régnant. On substitue alors au magistère pérenne le magistère « vivant », exprimé par un enseignement pastoral, qui chaque jour se transforme et dont la "regula fidei" réside dans le sujet de l’autorité et non plus dans l’objet de la vérité transmise...".
Les Bénédictins de l'Immaculée expliquent qu'"en employant le terme de faculté (pour dire le Vom), TC du pape François, semble nier l’existence d’un droit. Or un droit implique nécessairement la faculté subjective d’en user ou non. Le droit est l’attribution d’une chose juste à une personne, la faculté est le pouvoir subjectif que confère ce même droit.
En toute rigueur juridique, on ne peut ôter une faculté qu’en supprimant le droit correspondant. Donc la question fondamentale est de savoir si la Tradition liturgique est ou non un droit ? Ce dernier n’a pas été concédé par Saint Pie V, mais reconnu comme tel par lui. Car la Tradition liturgique fait partie intégrante de la Tradition apostolique sur laquelle le pape n’a aucun pouvoir sinon celui de la promouvoir et de la conserver sans altération".
Pour Mgr Schneider, enfin, "le pape n'a pas le pouvoir d'interdire la messe traditionnelle en latin car elle est la propriété de toute l'Eglise, des Saints, et de l'Eglise de toutes les époques. Le pape n'a tout simplement pas le pouvoir de l'abolir, tout comme le pape n'aurait pas la possibilité d'abolir le Credo des Apôtres".
En un mot comme en cent, le pape n'est pas Dieu et son enseignement et les mesures qu'il prend doivent être soumis, d'un côté à l'ordre naturel, à la loi morale naturelle, de l'autre à l'ordre surnaturel, c'est-à-dire à l'Ecriture et à la Tradition, y compris à la tradition liturgique de l'Eglise !
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