Exemples d'habiletés de dom Besret par Peregrinus 2023-04-24 18:03:22 |
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Je les reprends de mes notes de lecture sur le livre de B. Lebel, sur lesquelles je viens de réussir à remettre la main.
Fin décembre 1965, dom Besret demande à Mgr Kervéadou, évêque de Saint-Brieuc, l'autorisation de célébrer des offices en français alors que sa communauté, sans charge de paroisse, est censée conserver le latin. Le prieur cistercien insiste alors sur le fait que l'église paroissiale la plus proche se situe à 7km, si bien que certains offices, avec l'accord du curé, sont célébrés pour des paroissiens auxquels s'ajoutent visiteurs et retraitants. Dans le cas où il n'obtiendrait pas l'accord du prélat, dom Besret envisage de tricher en faisant réciter l'office canonial en latin par deux moines et chanter un office non canonial dans l'abbatiale.
En septembre 1966, l'abbé général de l'ordre dom Kleiner est alerté qu'à Boquen le latin a presque disparu des offices, dom Besret se réfugie derrière le droit canon : l'abbaye ne comptant que quatre moines profès, l'abbaye n'a pas d'obligation chorale ; son office n'étant pas un office choral sur le plan juridique, elle peut utiliser le français. Dom Besret insiste alors également sur le fait que le vernaculaire est recommandé par le Concile.
Dom Besret s'investit par la suite pleinement dans le groupe de Bellefontaine, un groupe de travail pour la liturgie monastique fondé en 1963. Les rencontres de moines et de moniales hors clôture paraissant inacceptable à Rome, le groupe change de nom pour devenir "Chants et monastères".
C'est surtout à partir de 1968 que dom Besret adopte une attitude ouvertement provocatrice, alors que les principes de la destruction de la vie religieuse à Boquen avaient déjà été posés sous le couvert d'acrobaties juridiques.
Peregrinus
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