Je ne commets aucune désobéissance en allant à la messe traditionnelle, du moment que le célébrant n’est pas schismatique bien évidemment.
Votre célébrant est schismatique s'il refuse, par principe, ou même obstinément et systématiquement dans la pratique, comme s'il n'existait pas, le primat de juridiction universelle du Pape sur toute église, tout pasteur et tout fidèle, je dis du Pape ou de celui qu'il reconnaît subjectivement comme tel (dans ce cas, moralement, cela revient au même pour lui), notamment dans le domaine de la liturgie et de tout le droit ecclésiastique.
Ce qui pourrait s'avérer (je mets le conditionnel évidemment ne connaissant que mes propres célébrants, pas les vôtres) si votre célébrant refuse, p.ex., l'interprétation authentique des textes d'un concile oecuménique, ou réputé comme tel (dans ce cas, moralement, cela revient au même pour lui), faite par son promulgateur (ou ses successeurs légitimes, ou réputés comme tels ...), ou des réformes qui en sont issues, ou de la légitimité du missel édité "ex decreto" du même, et de toute la pastorale expressément soutenue, ou seulement permise, pour sa mise en oeuvre.
Mais, j'oublie, on a déjà parlé de tout cela, et en vain.
Car quelqu'un qui refuse obstinément plusieurs condamnations pontificales données
ex cathedra et un concile provincial, celui d'Embrun, de 1727, confirmé
plenissime par le pape Benoît XIII, et élevé par cette même confirmation au degré du
magistère extraordinaire infaillible (cité et utilisé comme tel par les théologiens, p.ex. dans Scheeben
Handbuch der Dogmatik I p. 183), un tel personnage n'en est pas à son coup d'essai en matière de subterfuges schismatiques et/ou hérétiques.
Hic igitur taceat omnis lingua.