Et quelques oublis par Peregrinus 2022-01-31 13:26:09 |
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J'ai évidemment oublié, parmi les grands Napolitains du XVIIIe siècle, Piccinni, l'auteur de La buona figliola, l'un des plus grands succès du XVIIIe siècle, et Sacchini. Parmi les étrangers formés à l'école des Napolitains, on peut mentionner, outre Hasse, le Maltais Abos, le Catalan Terradellas, l'Autrichien Bonno (une figure essentielle de la généalogie de ce qu'on appelle maintenant le classicisme viennois) ou le Portugais João de Sousa Carvalho, qui sont quant à eux passés par les conservatoires, contrairement à Hasse qui a pris des cours particuliers de contrepoint et d'harmonie avec Scarlatti.
Si féconde en talents qu'ait été l'Italie du Nord, elle ne présente décidément rien de comparable et a été de toute façon durablement colonisée musicalement par les méridionaux après 1730 : Galuppi lui-même, dans sa musique vocale profane, est beaucoup plus proche des Napolitains que de Vivaldi ou Lotti. C'est surtout dans ses œuvres sacrées pour Saint-Marc qu'il prolonge les traditions vénitiennes.
À l'extrême fin du XVIIIe siècle, au moment où pourtant l'école napolitaine commençait à donner quelques signes de faiblesse, Grétry, formé en Italie, proposait encore de sélectionner les talents français les plus prometteurs pour financer leurs études musicales à Naples.
Peregrinus
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