Le cas est patent en France ou en Italie par Athanase 2022-01-28 21:10:35 |
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... mais dans d'autres pays, comme la sympathique République tchèque, j'ai eu moins de problèmes à assister à des messes où la célébration de la messe de Paul VI est priante, respectueuse des rubriques et même ad orientem ou avec un recours au latin. Pour être tombé par hasard sur trois célébrations de ce genre, je me suis dit qu'effectivement l'effondrement occidental est proprement occidental. Ailleurs, c'est un peu différent, même si la sécularisation galopante est là et menace, peu importe que Vatican II ait été vécu dans un climat de rupture ou dans une optique de (relative) continuité.
En revanche, Outre-Occident, on assiste à d'autres problèmes qui devraient nous interpeller: l'usage de sono chez les orientaux (malabars ou malankars). C'est non seulement moche, mais c'est fort et assez désagréable pour les décibels ! Les dérives de l'inculturation avec des célébrations où la danse, la musique locale sont bien trop intrusives.
Enfin, ce qui me gêne peut-être dans la crise actuelle - et cela peut expliquer les dernières décisions du Pape en matière de liturgie - c'est aussi la routine qui pointe dans bien des célébrations "NOMesques". Cette routine n'est pas spécialement traditionnelle dans le sens que nous nous en faisons, mais elle tend à "ritualiser" des éléments "révolutionnaires": le face au peuple, la communion systématique dans la main, les intentions de prières neuneus, les lectrices qui lisent certains textes, les laïcs qui se baladent autour de l'autel, etc. Il y a environ 20 ans, l'abbé Mark Drew avait fait ce constat. Il constatait la manière routinière du jeune clergé dans sa façon d'aborder la liturgie. Je crains que ce ne soit d'actualité. Contrairement à ce que l'on dit, ce n'est pas à une dispersion de l'ars celebrandi que nous assistons, mais plutôt à une monotonie dans la façon de célébrer. Les mauvaises habitudes ont fini par être normatives, ce qui est à mon avis le problème numéro un dans les obstacles que les tradis rencontrent. C'est là que nous sommes dans une époque bien différente des années 70. Et peut-être encore pire, car la mauvaise foi, la théologie éculée, les poncifs dépassés sont devenus une forme de doxa ambiante.
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