En effet, la question se pose par Pétrarque 2021-07-17 11:49:59 |
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Selon la lettre envoyée aux évêques sur Traditionis custodes, le maintien de la messe traditionnelle ne s'entend plus désormais qu'afin de "pourvoir au bien de ceux qui sont enracinés dans la forme de célébration précédente et ont besoin de temps pour revenir au Rite romain promulgué par les saints Paul VI et Jean-Paul II"
Les choses sont claires : la Rome moderniste revient à sa philosophie, non pas d'avant 2007, mais bien d'avant 1988.
Les tradis ont la tête dure, mais ils finiront, de gré ou de force, par avaler la pilule. Telle est l'idée.
Il n'est pas question, pour le tyran de Sainte-Marthe -comme le surnomme l'ami Daoudal avec réalisme- d'accepter l'existence pérenne de la messe traditionnelle. Tout le monde doit embrasser la nouvelle messe, et la subsistance de l'autre n'est qu'une parenthèse miséricordieuse.
Voilà donc refermée la tragique équivoque de l'ordinaire/extraordinaire et de l'herméneutique de la continuité.
Quant aux anciens instituts ED, les voici tristement renvoyés à la précarité ontologique de leur situation, qui demeure évidemment suspendue au rapport de forces romain du moment.
Concernant la FSSPX, dont le rôle historique et surnaturel continue plus que jamais, elle se doit évidemment de continuer d'agir avec la prudence dont elle a toujours fait montre.
Je n'ai pas de peine à reconnaître que, si elle avait signé en leur temps les accords que j'appelais pourtant de mes voeux, elle serait aujourd'hui dans une position bien inconfortable.
Sacrer de nouveaux évêques peut donc être indispensable à moyen terme, mais c'est courir au devant de sanctions qui, quoiqu'aussi invalides que les précédentes, n'entretiendront pas moins sa mise à l'écart psychologique dans l'esprit des fidèles, et contribueront d'évidence à la marginalisation de la Tradition ; les petites pointures de la journalocratie mainstream assurant, en cas de besoin, le choeur des vierges effarouchées et la partition des violons de la lutte contre je ne sais quelle extrême-droite ecclésiale.
C'est, à n'en point douter, la stratégie qui se trouve sur la table actuellement, et qui permettrait au parrain et à sa mafia de faire sauter sans dommage les mesures de clémence prises par Benoît XVI à l'endroit de la FSSPX. L'année de la Miséricorde, c'était avant...
Concernant les évêques diocésains, nous ne devons certainement pas être optimistes. Le document sorti hier est, à plusieurs reprises, présenté comme la réponse aux questionnaires envoyés dans les diocèses. Cela donne une idée de ce qui en est remonté à Rome.
La mauvaise foi teintée de haine sournoise qui semble avoir présidé à cette manoeuvre -car tout, dans cette triste histoire, s'inscrit évidemment dans une manoeuvre ourdie de longue date- le montre assez : la masse des évêques, en France en tout cas, est, plus ou moins discrètement, hostile à la messe traditionnelle, et elle valide avec plus ou moins d'enthousiasme le logiciel du parrain.
Le contexte global, enfin, ne doit pas nous échapper.
Biologiquement, nous avons gagné. La rage du parrain et de sa mafia sont les coups de gnaques désespérés d'une vilaine meute aux abois.
Ce combat, qui n'est pas seulement celui de la lumière contre les ténèbres, est aussi celui de la vigueur et de la jeunesse contre la vétusté et la décrépitude du modernisme, qui mord désormais avec l'énergie du désespoir.
Ils sont déjà morts.
Résistance, donc, comme le dit XA, mais aussi prudence !
Nous n'avons pas affaire à des débutants, ni, surtout, à des premiers communiants...
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