À vrai dire... par Eudoxie 2021-05-31 22:35:43 |
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Moi aussi je suis perplexe sur cette question. Parfois on a l'impression que les personnes chargées des vocations sont comme des médecins qui tentent de voir si les jeunes ont ou pas des symptômes de la maladie. Disons que cette notion existe peut-être parce qu'avant, on était capable d'être fidèle aux engagements pris, par sens du devoir etc. Aujourd'hui ce n'est plus le cas: les formateurs se demandent simplement si le type qui se présente a les grâces ou non pour résister aux épreuves qu'implique la vocation au célibat. C'est ça qu'on appelle au fond vocation: une grâce mais surtout des aptitudes, des forces et des secours divins exceptionnels.
Mais c'est vrai que cette question est très complexe, tant chez les jeunes qui se présentent que dans la perception qu'en ont les formateurs. Je crois qu'une thèse de théologie serait la bienvenue sur le sujet...
Saint Thomas, à titre d'exemple, recommandait que les fruits d'amours adultères soient consacrés à Dieu d'office. Il ne paraît pas imaginer qu'il faille examiner leur "vocation". Au Moyen Âge, les enfants étaient offerts tout petit dans les abbayes, et ils ont fait des bons moines, et de grands saints. Suger, sainte Hildegarde étaient de ceux-là entre beaucoup d'autres.
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