Je sais bien que la sainteté conjugale n'a pas été souvent par JVJ 2020-12-12 13:51:05 |
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reconnue. Ben oui, ils avaient fauté et plus que de raison...
La Vérité est Une : grande phrase qui me fait bâiller. L'Immaculée conception a une histoire, elle ne sort pas des Evangiles, sans quoi il était inutile de la définir à l'époque contemporaine. Et Thomas d'Aquin n'y croyait pas du tout, et des centaines d'autres saints... La transubstantiation est un mot scolastique inventé au XIIIe s. pour l'appliquer à l'hostie. On pouvait croire à la présence réelle, sans mettre le mot derrière à l'usage des universitaires. Les maniaques des hosties sanglantes, très circonstanciées, ne comprennent pas que cela vient d'esprit qui ne croyait pas assez à la présence réelle : il fallait prouver à tout prix à eux-mêmes et aux incrédules par cet hyper-réalisme, que le Christ était bien là. Le cas de calices qui bouillonnent est plus rare, c'est fou, non ?
Les Dominicains sont très bas dans l'échelle de perfection des ordres pour la période médiévale. Il fallait le préciser...
Nous ne sommes plus obligés, en 2020, de considérer que pour exalter une profession religieuse, de dire, comme en plein XIVe s. que les seuls couples valables sont ceux qui renoncent à s'unir et qui filent peu de temps après dans un couvent !
Pour les mariages, ce frère se sent-il obligé de dire que les célibataires sont des gens tordus, centrés sur eux-mêmes, incapables de s'ouvrir à l'altérité sexuelle et trop soucieux de leur tranquillité personnelle ?
Ceux qui n'ont que quatre enfants en vingt ans de mariage, sont-ils condamnables en raison d'une limitation manifeste des naissances ?
A vouloir insister sur les états de perfection, on peut lui renvoyer la politesse. Je pourrais sortir les théologiens médiévaux, dont beaucoup d'évêques, qui réfutaient toute perfection aux ordres mendiants ! Des ordres d'hypocrites et de faux pauvres, des détourneurs de cadavres et de testaments. Bien des curés hurlaient à leur arrivée. Autun n'aura qu'un couvent mendiant au XVe s. Langres un seul, dominicain. Qu'on imagine pas du tout une coexistence pacifique mendiants/séculiers.
L'admirable P. Congar, maître en théologie (que seul le MOP peut décerner après un long examen en latin, à Chéméré en seraient-ils capables ?), a écrit un article qui tient encore la route sur les critiques anti-mendiantes médiévales.
Ici, certains applaudissent à la suppression des Jésuites au XVIIIe s. (pas moi). Mais qu'on sache bien que les Dominicains ne furent pas toujours placés très haut dans l'estime des grands penseurs et des grands clercs de l'Eglise. Loin de là ! Lacordaire s'est aussi heurté à la fin de sa vie à des frères français, dont Vincent Jandel. C'est bien connu. Il y avait des conceptions différentes de l'ordre, de la vie conventuelle et liturgique. La diversité ne date pas de Vatican II. Cela alla très loin aussi au XVe s. avec la congrégation de Hollande par exemple et les Observants.
N'ayez pas une vision monolithique des choses et des pratiques.
On a l'impression que seul Chéméré porte à bout de bras la vraie Tradition dominicaine. Pour la liturgie et les abandons, je les regrette évidemment. Mais on ne gagne pas à se durcir quand on aborde l'histoire de l'Eglise, car les choses étaient infiniment diverses, bien avant 1962.
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