Et le Pape François porte l'anneau "qu’il a reçu au moment de son ordination épiscopale, en 1992 à Buenos Aires et non l'anneau du pêcheur."
C'est exactement ce que je pense.
De sa titulature, il ne retient que
l'épiscopat et fait fi du
souverain pontificat.
Ne pas avoir souhaité être "
François Ier" mais seulement "
François" le montre assez. Pas de baisemain, pas d'anneau du pêcheur, pas d'armoiries pontificales sur la ceinture, pas de chaussures rouges, aucun décorum... Ce ne sont certes que des signes, mais encore faut-il les lire.
Certains, ici et ailleurs, se retrouvent dans une situation proprement schyzophrénique.
Ce type, oui ou non, est-il pape ? Ou plutôt, étant donné qu'il y en a deux, est-il
LE Pape ?
Nous voilà rendus, comme y fait allusion JVJ, aux temps du Grand Schisme. Savait-on exactement qui, alors, était LE Pape ?
Celui qui, actuellement, est sensé l'être pose une succession d'actes (ou de non-actes ?) qui vont à rebrousse-poil de ses prédécesseurs. Il ferait même, sous certains aspects, passer Paul VI pour un foudre de Tradition. Le même Paul VI dont les tradis pensaient avoir connu, sous son règne, le pire du pire (sauf Assise et le bisou sur le Coran, peut-être...)
Bref, un beau foutoir...Oui, l'Eglise aujourd'hui, c'est un beau foutoir. Et rien ne pourra plus, je le crains, je le crois, être comme avant.
Depuis Mgr "François" Bergoglio, le schisme est patent, le schisme est ouvert, et, pourquoi le nier, le schisme est partout.
On voit des évêques se dresser les uns face aux autres, on voit la Pornocratie triompher, on voit un Mgr Vigano écrire ce que même un Mgr Lefebvre aurait eu le trac de balancer, on voit des fidèles jusque là sereins quoique bousculés se poser maintenant ouvertement la question du Pape, et certains, malgré cela, je le répète, font comme si de rien n'était.
Comme si l'on était encore avec un Paul VI, un Jean-Paul II, un Benoît XVI...
On voit pourtant bien que la renonciation de ce dernier a ouvert une période de confusion, d'instabilité, de remises en questions, qui rendent impossible, à vue humaine et sous bien des aspects, un quelconque retour en arrière.
On sent confusément que l'on arrive au
terminus d'un paquet de contradictions. Historiques, théologiques, dogmatiques...
On se demande si nous ne sommes pas arrivés au bout d'un processus historique et théologique que l'Eglise romaine a initié voici mille ans, processus dont les contradictions deviennent aujourd'hui éclatantes.
En tout cas, je le crois pour ma part.
Et, bizarrement, avec une grande paix intérieure.