Respect à ces morts, mais cause absurde par JVJ 2019-11-26 21:39:37 |
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des généraux, des colonels et des géo-politologues avertis en doutent, et moi avec.
Quand un gendarme est tué par un cinglé qui devrait être en prison, c'est une mort de trop. Quand dans un pays il est impossible dans un quartier de Marseille de nommer une école ou une place au nom du colonel Beltrame, c'est qu'il n'y a plus d'Etat et que les Français sont atteints de l'intérieur. La cinquième colonne n'est pas qu'à Bamako.
Dire qu'ils sont morts pour la France ne changera rien à l'affaire, et ils ne sont pas morts sous les tirs des ennemis (quels ennemis d'ailleurs ? Il faudrait qu'on les nomme de temps en temps).
Ecoutez aussi plutôt Vincent Hervouet que les pleureuses qui n'y connaissent rien. Hervouet, toujours percutant et bon connaisseur de ces choses, a rappelé ce soir sur LCI (et sans doute demain sur Europe 1, mais en une minute) que nous finançons des Etats qui financent l'islamisme et que l'entourage du président malien discute et collabore avec les islamistes. On n'en sortira jamais. C'est le panier percé. Le sentiment de haine contre les Français est par ailleurs puissant au Mali, si vous pensez que les Maliens voient ces soldats comme des défenseurs ! Le plus fort est d'entendre des Maliens en France dire que ces soldats "occupent" leur pays en néo-colonialistes ! Je m'étais permis de dire à ces personnes, que je voyais régulièrement, que, Maliens, il n'avait qu'à prendre les armes pour défendre leur capitale et quitter la France où ils étaient bien au chaud ! Et eux de me répondre : "mais les islamistes n'auraient pas fait de mal à Bamako !"
On a vu aussi ce que notre défense des islamistes en Libye a causé : on devait freiner Kadhafi, finalement on a outrepassé la délibération de l'ONU et la France l'a liquidé un peu facilement. Et on sait tout ce que la déstabilisation de cet Etat (qui n'en est plus un) a fait...
Nous n'avons pas vocation à suppléer ces Etats africains qui n'en sont pas et qui sont une suite de pétaudières depuis leur indépendance, sans quoi il faut aussi s'occuper d'Haïti, de la Syrie, de l'Irak, etc.
Les Etats-Unis n'ont rien pu faire des Afghans et ont semé l'anarchie dans les pays voisins.
Le dernier argument odieux du jour : si le Mali tombait (il l'est en partie), les Maliens risquent de débarquer dans un pays francophone d'Europe, suivez mon regard… (ce soir Charles Villeneuve, qui s'y connaît, sur Europe 1). Et que je sache, la moitié de la richesse du Mali vient des expatriés en France…
Les Africains pourraient devenir adultes et on ne peut pas avoir soutenu les islamistes en Syrie, ne pas parler au président syrien, laissez les chrétiens se faire tuer ou exiler, et en même temps prétendre, avec des moyens dérisoires, maintenir l'ordre dans un espace immense.
L'Algérie a une armée, mais se moque pas mal de ce qui se passe au sud de son territoire (et ferme les yeux pudiquement sur ce qui s'y passe).
Nos soldats sont morts parce que M. Hollande a voulu les envoyer là-bas et que son successeur les a maintenus dans un puits sans fond. Et nous sommes sous-équipés là-bas, on est à l'os. Nos forces spéciales en Syrie dépendent de l'intendance américaine, jusque dans les moyens de repérage.
Il ne manquait plus ce soir qu'un ancien CEMAA pour dire sur cnews (à 20 h 20) que la France y menait une… croisade. On peut dire qu'il a réfléchi au sens des mots !
Les larmes de circonstance du ministre de la Défense et celles à venir du Président sont dégoûtantes. Je vois aussi des chefs de corps et le chef d'Etat-Major un peu contraints à forcer le trait et à se mettre au bord des larmes devant les caméras. Ce ne sont pas dans les usages. Tout doit finir en larmes de nos jours, j'espère que Camelia Jordana est libre pour les Invalides, comme l'autre fois à chanter "Quand on a de l'amour" après les massacres par les islamistes. La république athée doit combler le vide en s'inventant des rituels et des ballons qui font à tout le monde...
L'indécence de ces élus me fait penser aussi à M. Hollande au lendemain d'attentats, à coup de discours mielleux "contre-le-terrorisme" (sans jamais le qualifier, alors qu'il est bien évidemment basque ou républicain irlandais).
Du temps de ce président inconséquent, l'armée interdisait à un prêtre français à Bamako d'aller dire la messe au camp militaire français, et encore moins de confesser… Ce prêtre risquait d'ailleurs sa peau en étant dans ce pays, mais il était envoyé auprès de catholiques. Je recevais sa lettre amicale tous les dimanches soirs, quand l'électricité fonctionnait.
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