Entre votre titre :
Quand un fondateur est un pervers sexuel, sa fondation est-elle pourrie automatiquement ?
Et le début de votre texte :
Question que je me pose, pensant, entre autres communautés nouvelles, aux Béatitudes, à la communauté Saint-Jean, aux légionnaires du Christ,
vous laissez entendre que le Père Marie-Dominique fut un pervers sexuel.
Je m'insurge contre votre affirmation, que RIEN ne peut étayer.
Il y a eu des déclarations du Fr Thomas, supérieur de la congrégation Saint Jean. Les voici :
- dans une lettre adressée à tous les Frères de Saint Jean :
le Père Philippe a parfois posé des gestes contraires à la chasteté à l'égard de femmes adultes qu'il accompagnait.
- dans une interview à La Croix :
Il a eu des gestes déplacés, contraires à la chasteté, c'est vrai.
Ce sont les seules accusations qui ont été portées contre lui.
Vous devez reconnaître qu'il n'y a rien qui permette de le mettre au même niveau qu'un Maciel ou que certains membres de la communauté des Béatitudes.
Mais personnellement je ne pense pas que ces accusations soient justes.
On fait remarquer
- qu'elles n'ont été portées qu'après la mort du Père Philippe, ce qui ne lui permet pas de se défendre, et par conséquent on ne peut pas conclure de façon certaine à leur véracité ;
- qu'aucune enquête n'a été menée à leur sujet.
Je vous invite à lire la lettre qui a été publiée
ici par des Frères de Saint Jean, parmi les fondateurs (le Père Philippe Mossu, ordonné pour le diocèse de Versailles après avoir étudié à Fribourg auprès du Père Philippe, l'a rejoint très peu de temps après la fondation des Frères de Saint Jean).
Leur argument principal, à mon avis, est la vie toute de sainteté du Père Philippe, qui cadre mal avec ces accusations.
Ayant étudié à Fribourg six ans entre 1969 et 1976, je peux témoigner de son zèle apostolique, multipliant les occasions d'enseigner, de prêcher, bien au delà des heures de cours qu'il était tenu d'assurer. Je veux aussi dire la très haute qualité de sa spiritualité.
Ce qui est vrai, c'est qu'il était très sensible, et pouvait marquer son affection avec des gestes comme celui de vous passer le bras autour du cou : ce sont sans doute des gestes de ce genre qui ont été interprétés après coup par les accusatrices.
Je suis donc persuadé que les affirmations du Frère Thomas csj viennent de ce qu'il s'est laissé tromper.
Votre dévoué Paterculus