Bryan Houghton ... par Louisneuf 2018-02-25 15:08:18 |
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... s'est posé la question de ce changement.
« Il indiffère à l’historien que les conséquences d’un changement soient heureuses ou malheureuses. Il cherche seulement pourquoi ce changement s’est produit dans telles conditions plutôt que dans telles autres, à tel moment plutôt qu’à tel autre. Qu’est-ce qui caractérisait l’Avent de 1964 et faisait défaut en 964 ? Comment se fait-il ensuite qu’un évêque ait prescrit un jour ce qu’il proscrivait la veille ? Même question à propos des prêtres ordonnés selon et pour le rite latin, qui ont célébré cette messe quotidiennement pendant des années, qui l’on expliquée et défendue lorsqu’ils instruisaient des convertis, qui l’ont exaltée en chaire : comment se fait-il qu’ils l’aient abandonnée sans sourciller ou même vilipendée sans rougir ? Il n’y aurait pas de problème s’il s’agissait seulement de quelques évêques ou de quelques prêtres ici ou là. Mais c’est la hiérarchie dans son ensemble et une telle majorité de prêtres qu’elle rend inaudible toute protestation. On ne peut pas alléguer la pression des fidèles sur le clergé. Avant le Concile, les associations nationales en faveur des langues vernaculaires étaient toutes appuyées par les clercs et d’ailleurs presque entièrement constituées de clercs, c’est un fait historique. Elles tendaient de plus à exclure la messe de leurs programmes. A l’inverse, la Latin Mass Society [association anglaise pour la messe ancienne] est peut-être au sein de l’Eglise la seule organisation d’action catholique que des laïcs aient organisée spontanément.
Il serait absurde de traiter tous les évêques et la majorité des prêtres de gredins ou d’idiots. Il doit exister une cause suffisante qui explique un changement à la fois soudain et universellement acclamé. Inconsciemment sans doute, une disposition d’esprit défavorable à la messe latine avait dû se développer, d’une façon ou d’une autre, un peu partout. Le grand monolithe qui semblait intact, ne tenait peut-être debout que par la force de l’habitude. Sans doute avait-il été miné. Une simple pression sur un bouton et il s’était effondré. Bien. Mais qui avait appuyé sur le bouton ? Qui avait foré les galeries ? Et quand ? »
Bryan Houghton, « Prêtre rejeté »,DMM, édition 2005, p.74-75
Une hypothèse serait que beaucoup de prêtres étaient des agents anti-catholiques entrés en sacerdoce pour mieux détruire l'Eglise de l'intérieur (on peut ajouter les prêtres-ouvriers et marins condamnés par Pie XII) voir aussi le livre de Marie Carré "E.S. 1025 ou les mémoires d'un anti-apôtre". A la faveur du Concile Vatican II, l'ordre général (des F.M. ecclésiastiques ?) a été donné de bouleverser la liturgie et la morale. Les loups déguisés en agneaux étaient entrés dans la Bergerie.
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