"On se limite, justement parce qu’on adhère à toutes les propositions que la règle prochaine de la foi a fixé à ce sujet, à refuser [les propositions du magistère] qui les contredisent (quelle que soit la personne qui les propose)."
Précisément :
Cette phrase présuppose qu'il y a contradiction entre deux enseignements des papes.
Présupposer qu'il y a contradiction, c'est avoir déjà jugé.
Avoir ainsi jugé, c'est refuser de se laisser éclairer par le magistère.
Refuser de se laisser éclairer par le magistère, c'est rejeter son enseignement.
(C'est par exemple refuser d'envisager que soit sauvable (si cela pouvait être nécessaire) une proposition du magistère)
Avoir ainsi jugé et rejeté, c'est tenir que le magistère peut enseigner des contre-vérités.
(C'est effectivement ce que dit Mgr Lefebvre dans la note 11, mais j'aimerais savoir où le magistère l'a enseigné, et pour entrer dans VOTRE mode de démonstration, où le magistère infaillible l'a enseigné)
Or il ne saurait y avoir de contradictions dans les Actes des Souverains Pontifes (c'est du moins la position explicite de Léon XIII,
Sapientiae Christianae et implicite de Pie XII,
Humani generis).
Cette phrase présuppose en outre que l'on peut rejeter certains enseignements des papes.
Or rejeter l'enseignement du pape, c'est rejeter le Christ ("Qui vous écoute M'écoute, qui vous rejette Me rejette" - cf. Pie XII,
Humani generis).
La vertu d’obéissanceLa perfection de l’obéissance est le signe caractéristique auquel on peut reconnaître les catholiques
L’obéissance doit être parfaite car elle appartient à l’essence de la foi
L’obéissance, comme la foi, ne peut être partagée
Si l’obéissance n’est pas absolue et parfaite en tout point, elle n’a plus que le nom d’obéissance
L’union des esprits réclame
parfait accord dans la même foi
parfaite soumission et obéissance des volontés
à l'Église et au Pontife romain
comme à Dieu Lui-même
L’obéissance due au Pontife romainTous et chacun sont tenus au devoir de subordination hiérarchique et vraie obéissance au Vicaire du Christ
On doit une parfaite soumission et obéissance des volontés au Pontife Romain, comme à Dieu Lui-même
Qui ne reconnaît et n’accepte par son obéissance
l’autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes Successeurs
ne se trouve ni ne demeure dans l’unique Église du Christ
L’obéissance due aux enseignements des Pontifes romains
Lorsqu'on trace les limites de l'obéissance due aux pasteurs des âmes et surtout au Pontife Romain :
Il ne faut pas penser qu'elles renferment seulement les dogmes auxquels l'intelligence doit adhérer et dont le rejet opiniâtre constitue le crime d'hérésie
Il ne suffirait même pas de donner un sincère et ferme assentiment aux doctrines qui, sans avoir été jamais définies par aucun jugement solennel de l'Église, sont cependant proposées à notre foi, par son magistère ordinaire et universel, comme étant divinement révélées, et qui, d'après le Concile du Vatican, doivent être crues de foi catholique et divine
Il faut, en outre, que les chrétiens considèrent comme un devoir de se laisser régir, gouverner, et guider par l'autorité des évêques, et surtout par celle du Siège Apostolique
Le libre examen n’est pas catholiqueQui adhère à la doctrine de l'Église comme à une règle infaillible
donne son assentiment à tout ce que l'Église enseigne
Qui, parmi les choses que l'Église enseigne, retient ce qui lui plaît et exclut ce qui ne lui plaît pas
adhère à sa propre volonté et non à la doctrine de l'Église, en tant qu'elle est une règle infaillible
Qui n'adhère pas, comme à une règle infaillible et divine,
à la doctrine de l'Église qui procède de la vérité première manifestée dans les Saintes Ecritures
n'a pas la foi habituelle, mais possède autrement que par la foi les choses qui sont de son domaine
Après avoir rejeté le divin magistère de l'Église
les choses de la religion sont abandonnées au jugement privé de chacun
Ceux qui sont séparés de la véritable Église se plaignent souvent, et publiquement, de leurs désaccords
en matière dogmatique, au point d'avouer, comme malgré eux, la nécessité d'un magistère vivant
L’obéissance au magistèreLa foi divine et catholique est due
Au contenu des Saintes Ecritures et de la tradition
Aux vérités que l’Église propose comme divinement révélées
Par un jugement solennel
Par son magistère ordinaire et universel
Nul fidèle ne peut :
infirmer l'autorité des Conciles,
contredire librement à leurs actes,
se faire juge des lois qu'ils ont portées
affirmer avec assurance tout ce qui lui paraît vrai, indépendamment des jugements des Conciles
Ce qui est proposé dans les lettres Encycliques :
exige de soi l’assentiment, bien que les Papes n’y exercent pas pouvoir suprême de leur magistère
relève du magistère ordinaire, pour qui vaut aussi la Parole « Qui vous écoute, M’écoute »
appartient d’ailleurs le plus souvent depuis longtemps à la doctrine catholique
Si dans leurs Actes, les Souverains Pontifes portent à dessein un jugement sur une question
alors, conformément à l'esprit et à la volonté de ces mêmes Pontifes
cette question ne peut plus être tenue pour une question libre entre théologien
>>> Où on retrouve à propos des Actes du magistère le plus général : « le Siège de Pierre n’est jugé par personne »
Méthode pour aborder la Révélation sous la conduite du MagistèreL'Église précise sa doctrine par la voie ordinaire ou par la voie extraordinaire
La compréhension de cette doctrine se fait en remontant du clair vers l’obscur
Une doctrine définie par l’Église est contenue dans les sources dans le sens même où l’Église l’a définie
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