quelques questionnements sur le sujet par jejomau 2018-01-02 11:02:03 |
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Voici les 3 points qui sont les "lignes rouges" qui paraissent de bon sens effectivement:
Pour conclure donc, et sans prétendre aucunement avoir ainsi résolu un problème aussi complexe, mais dans le seul but de disposer de quelques lignes de conduite pour ne pas faire naufrage en pleine mer de la crise actuelle, quel que soit notre rôle (fidèles laïcs, clercs ou théologiens), on peut, en abordant le problème de l’autorité du Magistère, s’en tenir à ces trois lignes rouges [21], qui vont nous aider à nous élever sur le sommet de la vérité catholique au-dessus des deux extrêmes opposés :
- même pendant et après le Concile Vatican II, le vrai Magistère n’a cessé d’exister et d’être réellement exercé et, lorsque cela se vérifie, on lui doit une vraie obéissance, selon les différents degrés d’assentiment au Magistère demandés par l’Eglise ;
- concernant les points (en soi, d’ailleurs, pas très nombreux [22]) où l’on peut constater que des textes du Magistère récent contiennent des propositions paraissant inconciliables avec des propositions déjà enseignées par le Magistère précédent, on peut s’en tenir sans scrupules aux enseignements du Magistère précédent, car ceux qui les contredisent ne sauraient avoir caractère contraignant ;
- pour tous les autres points, c’est-à-dire lorsque d’un côté il n’apparaît pas avec clarté si l’autorité exerce le pouvoir magistériel traditionnel, mais de l’autre on ne peut pas non plus démontrer une contradiction explicite avec le Magistère précédent, ces passages, avec la prudence requise et de la part de ceux qui en ont la compétence, doivent être interprétés à la lumière de la Tradition.
[22] Si on s’en tient strictement aux textes, en effet, on peut dire que seulement « sur trois points, les enseignements doctrinaux du concile Vatican II nous semblent inconciliables avec la doctrine de la foi catholique, telle que déjà proposée dans les documents antérieurs du magistère ecclésiastique et donc inacceptables. Ces points sont les suivants. La doctrine sur la liberté religieuse, telle qu’elle s’exprime dans n° 2 de la Déclaration Dignitatis humanæ […] contredit les enseignements de Grégoire XVI dans Mirari vos et de Pie IX dans Quanta cura ainsi que ceux du pape Léon XIII dans Immortale Dei et ceux du pape Pie XI dans Quas primas. […] La doctrine sur l’œcuménisme et les religions non-chrétiennes, telle qu’elle s’exprime […] dans le n° 3 du Décret Unitatis redintegratio, ainsi que […] dans le n° 2 de la Déclaration Nostra ætate […] contredit les enseignements du pape Pie IX dans les propositions 16 et 17 du Syllabus et ceux di pape Pie XI dans Mortalium animos. […] La doctrine sur la collégialité telle qu’elle s’exprime dans le n° 22 de la constitution Lumen gentium[…] met sérieusement en doute les enseignements du concile Vatican I sur l’unicité du sujet du pouvoir suprême dans l’Eglise, dans la constitution Pastor æternus » (abbé J.-M. Gleize, Vatican II en débat. Questions disputées autour du 21e concile œcuménique, Editions du Courrier de Rome, Versailles 2013, pp. 217-218). Ce n’est cependant pas uniquement leur nombre qui détermine la gravité et la portée des erreurs : il ne faut oublier que « une petite erreur dans les principes, devient grande dans les conséquences » (saint Thomas d’Aquin, De ente et essentia, Proème). Et en effet, en y regardant de plus près, la majeure partie des erreurs qui se sont diffusées à partir du dernier Concile ne sont que des conséquences ou des émanations de ces trois.
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