Ce dont il est question, c'est de le réhabiliter, de retirer les sanctions qui lui furent infligées.
Sanctions bien minces, par ailleurs, et pas rendues publiques avant 1962, sept ans après son décès inopiné le matin de Pâques 1955.
Notamment la défense de publier sur des thèmes de philosophie et de théologie.
N'empêche que ses écrits furent allègrement polycopiés et colportés dans maints couvents et séminaires, et avidement lus par les jeunes ecclésiastiques, sans doute "par peur du qualificatif d'ignorants et par ambition du titre de savants" comme l'avait dit Saint Pie X, et ce sous l'oeil bienveillant du préposé général et sans que le Saint-Office ne fût intervenu de façon musclée.
Ce n'est pas sérieux.
Retirer cette sanction, maintenant où la gnose du jésuite apostat est publiée dans son intégralité et traduite dans plusieurs langues, et a pénétré jusqu'aux moelles l'autoperception de l'église conciliaire, c'est vraiment se moquer du monde.
Mais on comprend, comme pour le cas du malheureux Rosmini, la nécessité psychologique des modernistes de se justifier vis-à-vis de l'histoire et de blanchir leurs prédécesseurs.
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