je comprend mieux votre réaction par F. de T. 2016-06-23 11:17:05 |
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mais je crois que ce moine avait tort de rire. Ce qui peut-être caractérise le mieux pour le profane la rupture liturgique est la messe à l'endroit ou à l'envers. Je suis en train de lire une belle page de littérature qui ne serait plus possible depuis 1969/
de l'église, on n'a gardé que ce coin d'autel : la chapelle de la Vierge, et six rangs de prie-Dieu...Deux cents hommes s'écrasent pour entendre la messe....A chaque génuflexion du prêtre, on aperçoit sou la soutane ses molletières bleues : c'est un brancardier de chez nous qui officie...pa un chandelier sur l'autel; le tabernacle même a été enlevé. Il ne reste plus que la Vierge en robe bleue piquée d'étoiles, un bouquet de pâquerettes à ses pieds. Notre-Dame des Biffins...Elle étend ses deux mains, deux petites mains roses de plâtre peint, deux mains toutes puissantes qui sauvent qui la prie. Ils ne croient pas tous, ces soldats désoeuvrés, mais tous croient à ses mains, ils veulent y croire, aveuglément, pous se sentir défendus, protégés; ils veulent la prier comme on se serre contre un plus fort...Quelques-uns sont venus vraiment pour prier...leurs voix mâles conservent dans la prière un rude accent de vie brutale; ils chantent sans retenue, à pleine gorge, comme dans une salle de débit, et le cantique, par instants, étouffe le canon : sauvez, sauvez la France...c'est comme un cri profond qui monte de ces orgues humaines....Puis la clochette tinte, toutes les têtes s'inclinent. On dirait que la prière les courbe tous, sous son coup de vent. Nous nous tenon, coude à coude, serrés comme dans une sape d'attaque. Le canon rage et tonne, sonnant ainsi l'Elévation, mais on ne l'entend plus, ni le râle des blessés.. il n'y a plus rien, dans cette église, que deux brais de soldat élevant le ciboire vers la Vierge aux bonnes mains.. LA cloche tinte...Qu'implorons nous de vous, sinon l'espoir, Notre-Dame des Biffins ! ....ou seulement le croire jusqu'au bout, espérer toujours, espérer quand même. Maintenant et à l'heure de notre mort, ainsi soit-il
C’est de trop, répond tranquillement Lemoine. Tu ne sens plus l’vin.-On ne sens plus l’vin, qu’il dit !-Mais, au lieu de se mettre en colère, Sulphart hausse simplement les épaules, comme s’il acceptait bénévolement d’être outragé. –J’aime mieux pas discuter, tiens, t’y mets tout de suite d’la mauvaise foi.
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