Quant à la notion de miséricorde, sur laquelle le Pape insiste, toute personne qui creuse un peu verra qu'elle contient en elle-même la notion de péché. En rappelant à temps et à contre-temps la réalité de la miséricorde divine, François rappelle ... le péché. S'il n'y avait pas de péché, il n'y aurait pasa besoin de miséricorde. Logique, non ?
Si le pape ne veut s'adresser qu'à ceux qui « creusent un peu », ce serait déjà prêcher à des convaincus : « Tu ne me chercherais pas si tu ne m'avais déjà trouvé. »
Par ailleurs, quel message clair sur les actes homosexuels, par exemple, le pape adresse-t-il aux chrétiens même (puisque vous dites que c'est à ceux-là qu'il s'adresse en priorité) ?
N'est-ce pas le rôle du pape de faire prendre conscience de la notion de péché aux non chrétiens ? Ce qui permettrait à son discours sur la miséricorde d'être compris.
Pour un non chrétien, la miséricorde divine n'a *aucun* intérêt, justement parce qu'il n'a pas la notion de péché. Si on ne croit pas au paradis et à l'enfer, on se fout comme de l'an 40 d'un éventuel pardon d'un dieu auquel on ne croit pas.
Vous, vous voyez ceci de votre point de vue de chrétien convaincu qui sait déjà plus ou moins à quoi s'en tenir sur la question du péché, du salut et des fins dernières.
Que croyez-vous que le discours du Pape ait comme effet sur un Pierre Bergé, une Brigitte Lahaye, ou un François Hollande ?
Thomas
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