Régime alimentaire pendant le Carême par Lycobates 2014-03-04 15:36:42 |
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Pour ceux qui n'ont pas de dispense (de jure ou personnelle) "jeûner" veut dire prendre un seul repas complet par jour, qui peut comporter de la viande, sauf les vendredis et samedis (dans certains diocèses l'abstinence du samedi est remplacée par les mercredis, dans ces cas on peut manger de la viande les samedis), et sauf le mercredi des Cendres et les trois jours des Quatre Temps. Le jeûne (et l'abstinence) s'achève le Samedi Saint à midi.
On ne jeûne pas les dimanches.
Comme l'a précisé M. Daoudal, une "collation" est permise (pas obligatoire !) les jours de jeûne au matin (selon les coutumes en général 60/80 gr maximum : un peu de pain, un peu de fromage) et le soir (si le repas principal est à midi) ou a midi (si le repas principal est le soir). Pour cette deuxième collation plus conséquente les moralistes permettent selon les coutumes 240/260 gr maximum.
La "refectio matutina" existe apparemment "ex consuetudine", et elle a été approuvée par la Pénitencerie dès 1843 (voir Aertnys&Damen I n. 1046). La "collatio vespertina" fut permise par le pape Benoît XIV en 1744 (il est cité comme autorité dans le can. 1251-1 du CIC).
Une autre pratique (qui relève peut-être moins de la casuistique) est de ne pas mesurer le poids de la nourriture, mais de réduire pour ces deux collations au moins par la moitié ou mieux par trois-quarts ce qu'on mange habituellement. Le "aliquid cibi" du CIC laisse une marge.
Avec les collations il n'est jamais permis de prendre de la viande, celle-ci étant réservée (les jours où il n'y a pas abstinence) pour le repas principal, exclusivement.
Aucune nourriture n'est permise en dehors de ce repas et de ces deux collations.
Pour les boissons, on peut boire toute la journée des boissons qui ne sont pas nutritives (mais digestives): de l'eau, du vin, du café noir, du thé, de la bière, du cidre [attention, St Thomas dit : II-IIae, q. 147, art. 6, ad 2 : Si autem quis immoderate potu utatur, potest peccare et meritum ieiunii perdere, sicut etiam si immoderate cibum in una comestione assumat].
Les boissons nutritives (du lait, des jus de fruit, du chocolat, des potages, de l'huile, du miel) sont permises seulement lors du repas ou des collations.
Sources : Arregui, Summarium theologiae moralis (édité jusqu'en 1961) n. 447; Aertnys&Damen, Theologia moralis; Jone, Katholische Moraltheologie n. 388; CIC can. 1251; Saint Thomas, Summa Th. II-IIae, q. 147, art. 6.
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