Et je ne veux rien vous faire croire. Mais comment travailler sur une citation tronquée.
Reconnaissez-lui au moins ce mérite, vous, humanistes modernes, qui renoncez à la transcendance des choses suprêmes, et sachez reconnaître notre nouvel humanisme : nous aussi, nous plus que quiconque, nous avons le culte de l'homme. »
Ici le pape s'adresse aux émules de Rousseau, des lumières (Humanistes modernes) Ces humanistes émules de Rousseau des Lumières qui renoncent à la transcendance des choses suprêmes, qui ont un culte de l'homme bien imparfait.
Le culte de l'homme dont il est question est l'homme créature, qui est différent de l'homme des lumières, de Rousseau.
Mais le sens de culte de l'homme est alors différent.
Nous aussi plus que quiconque, l'homme ici défendu par le Pape, est un homme qui à une âme éternelle, un homme pour lequel l'on ne peut renoncer à la transcendance des choses suprêmes.
Il y a bien une condamnation.
Le choc qui n'a pas eu lieu, c'est la condamnation brute, mais la condamnation existe, elle n'est pas formulée, mais la différence est établie.
Quel culte de l'homme prétendez vous avoir, en ayant renoncé à la transcendance des choses suprêmes? De quel homme avez vous le culte? De quel homme s'agit-il? vous humanistes modernes, sont les questions qui jaillissent que l'on doit se poser.
Aussi le Saint Père peut-il écrire nous aussi, NOUS PLUS QUE QUICONQUE, nous avons le culte de l'homme.
Le culte de l'homme c'est ici le soin, la vénération que l’Église apporte à la créature, créature qui lui est confiée, pour qu'elle soit sauvée.
Cordialement.