Quanta Cura et DH par Babakoto 2012-10-12 12:39:01 |
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Je ne suis pas sûr à 100% mais je vous propose ce qui suit.
La difficulté se trouve dans cette partie de la condamnation :
"À partir de cette idée tout à fait fausse du gouvernement des sociétés, ils ne craignent pas de soutenir cette opinion erronée, funeste au maximum pour l'Église catholique et le salut des âmes, que Notre Prédécesseur Grégoire XVI, d'heureuse mémoire, qualifiait de " délire " : " La liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme. Ce droit doit être proclamé et garanti par la loi dans toute société bien organisée. Les citoyens ont droit à l'entière liberté de manifester hautement et publiquement leurs opinions quelles qu'elles soient, par les moyens de la parole, de l'imprimé ou tout autre méthode sans que l'autorité civile ni ecclésiastique puisse lui imposer une limite ".
L’expression « liberté de conscience et de cultes » contient plusieurs aspects : la liberté au for externe vis-à-vis de Dieu, de l’église, de son prochain et la liberté au for externe vis-à-vis du pouvoir civil. Quanta Cura ne fait pas la distinction, elle les englobe toutes. La suite le confirme puisqu’elle évoque aussi bien l’autorité ecclésiastique que civile. On pourrait dire que c’est la liberté de conscience, sans distinction, comme si elle était une et indivisible qui est considérée comme un délire.
Là-dessus, DH apporte des précisions. Elle ne considère pas la liberté de conscience comme un tout indivisible. Vis-à-vis de Dieu et de l’église, l’individu et la collectivité qu’il constitue avec ses semblables, la société, l’état, n’ont pas un droit à croire et pratiquer n’importe quelle religion (Mirari Vos, Immortale Dei…). En revanche, DH précise que l’individu vis-à-vis de ses semblables (et de l’état) dispose de cette liberté.
C’est un peu comme si je vous disais que vous n’avez pas à m’imposer, vous, ou l’association que vous formez avec d’autres personnes, une religion quelconque pas plus que vous ne pouvez m’empêcher de pratiquer la mienne. Le devoir de l'état n'est pas autre chose que le devoir de ceux qui en sont les membres, l'état n'a pas plus de droits qu'ils n'en ont. Ce qui est mal pour un individu ne devient pas acceptable pour une collectivité, à moins de sombrer dans l’idolâtrie en plaçant ses collectivités au dessus du bien.
Je sais que c'est compliqué mais je ne peux vous proposer mieux pour le moment.
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