Il faut repartir du point de départ. Dans le jugement qui est émis ici :
Elle connaît les découvertes opérées dans le domaine des sciences humaines. Elle sait que l'homosexualité n'est pas un choix volontaire de la personne, mais un état de fait, une donnée de la réalité psychosexuelle qui trouve sa source, de façon complexe, sans cause unique, dans la petite enfance. Le catéchisme de l'Église catholique distingue donc les "tendances" homosexuelles, qui sont involontaires et ne justifient ni mépris ni condamnation des personnes, des "actes" homosexuels jugés, eux, "désordonnés" car contraires à cette loi de différenciation.
... On constate que
l'Eglise doit se soumettre à la science qui prétend avoir résolu le "mystère" de l'homosexualité.
C'est là l'erreur.
La science évolue en permanence. Non seulement elle évolue mais elle change d'avis sur tous les sujets qu'elle aborde. Et c'est normal d'ailleurs. Ainsi, il y a 30 ans, la science était sûre de son fait sur l'homosexualité qu'elle définissait comme une maladie psychiatrique. Je ne pose qu'une question :
Fallait-il que l'Eglise se soumette alors à son jugement ?C'est le problème de toute une théologie moderne qui, imprégnée de scientisme ou de trop de rationnalité veut tout ordonner au Magistère de la science.
On connaît le même problème sur l'origine de l'humanité . Pie XII est resté ferme sur ce point car il avait bien vu combien l'affaire était épineuse. Il reconnaît qu'il existe des découvertes surprenantes dont
il faut tenir compte mais il n'en démord pas. Il dit très explicitement qu'
il n'est pas possible d'aller contre la Tradition , les Ecritures et le dogme du péché originel qui affirme - sans se tromper - que le péché originel provient d'
UN seul homme et d'
UNE seule femme. Point final. La science par conséquent, en ce domaine -
actuellement- se trompe quand elle affirme que nous provenons d'une multitude d'êtres humains .
En ce qui concerne l'homosexualité, nous avons le même problème. La science fait effectivement des découvertes ou des avancées
MAIS la conclusion qu'elle en tire est erronée parcequ'on ne tient pas compte du péché originel et de toute la Tradition de l'Eglise en ce domaine qui affirme que Dieu condamne l'homosexualité comme un péché.
Maintenant, dans ce genre de domaine, il faut savoir
revenir au bon sens.. comme dirait Saint Thomas d'Aquin.
Quand on dit d'une personne qu'elle "
arrive à contenir son homosexualité" ou inversement qu'elle "
laisse libre cours à son homosexualité"... Que veut-on dire ?
On veut simplement dire qu'elle ne "
commet pas d'actes peccamineux contre-nature" ou .. inversement qu'elle en commet.
Ainsi, l'homosexuel - en tant que tel - n'est pas un pécheur.
MAIS l'homosexualité (qui englobe les actes contre-nature dans sa définition ) est un péché. QUAND un homosexuel pratique l'homosexualité il lui faut aller au sacrement de pénitence de la même manière que lorsqu'un hétérosexuel commet un adultère (qui en tant que tel est un péché aussi !) .