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La réponse détaillée et argumentée de Mgr Carli à cette question
par Meneau 2011-10-16 19:20:13
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L'article complet parut sous le titre « La questione giudaica davanti al concilio Vaticano II », dans la revue "Palestra del Clero" juste avant la dernière session du concile où fut promulguée Nostra aetate et son fameux

« S’il est vrai que l’Église est le nouveau peuple de Dieu, les juifs ne doivent pas pour autant être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits, comme si cela découlait de l’Écriture. »

Le texte complet s'intéresse à 3 questions :
I. — Les juifs peuvent-ils être appelés « déicides » ?
II. — Les juifs peuvent-ils être dits « réprouvés par Dieu » ?
III. — Les juifs peuvent-ils être dits « maudits par Dieu » ?

Je copie ici une partie de la reproduction qu'en a fait Le Sel de la Terre dans son numéro 54, limitée à la partie I, qui était la question de jejomau.

R1, R2 et R3 renvoient à des rédactions successives des schémas préparatoires du concile.


On sait que R1 constituait le chapitre IV du schéma sur l’oecuménisme. Elle portait le titre « De catholicorum habitudine ad non christianos et maxime ad Iudaeos » (« Position des catholiques à l’égard des non-chrétiens et principalement des juifs ») et comportait 42 lignes entières, dont 39 traitaient exclusivement des juifs. R2 constituait au contraire la seconde déclaration annexée au schéma sur l’oecuménisme (la première concernait la liberté religieuse) : elle portait le titre « De Iudaeis et de non christianis » (« juifs et non-chrétiens ») et comportait 79 demi-lignes dont les 32 premières traitaient de la question juive. Finalement, R3 constitue une déclaration indépendante, intitulée comme on l’a dit – « De Ecclesiæ habitudine ad religiones non christianas » (« Position de l’Église à l’égard des religions non chrétiennes »). Elle comporte 179 demi-lignes dont 64 sont consacrées aux juifs.




Les juifs peuvent-ils être appelés déicides ?
Ce que signifie déicide

On a dit qu’il ne faut pas utiliser le mot « déicide » parce que, littéralement parlant, on ne peut tuer Dieu ! Mais il est facile de répondre que la mise à mort de Jésus-Christ, vrai Fils de Dieu, mérite, au sens théologique le plus strict, le nom de « déicide »2.

Actiones et passiones sunt suppositorum enseigne la philosophie 1. Et saint Thomas argumente logiquement, dans sa Somme théologique, à propos de la passion (« La passion du Christ doit-elle être attribuée à sa divinité ? ») :
L’union de la nature humaine et de la nature divine s’est faite dans la personne, l’hypostase et le suppôt, mais les natures sont restées distinctes. Aussi, bien que la personne soit restée la même pour la nature divine et la nature humaine, les propriétés de chaque nature sont demeurées sauves. Et c’est pourquoi il faut attribuer la passion au suppôt de la nature divine, non pas en raison de cette nature qui est impassible, mais en raison de la nature humaine 2.

C’est pour la même raison que l’Église a reconnu solennellement à la bienheureuse Vierge Marie, mère de Jésus, le titre de mère de Dieu, « Theotocos », comme l’expliquait saint Cyrille d’Alexandrie contre Nestorius : le Verbe de Dieu est dit être né dans la chair non parce que la nature et la divinité du Verbe tireraient leur origine de la sainte Vierge, mais parce que d’elle est né ce corps sacré animé d’une âme raisonnable auquel il est substantiellement uni 3.

On a cependant nié qu’on puisse parler véritablement de « déicide », du moment que les juifs ignoraient la divinité de Jésus-Christ. Nous répondrons : objectivement, au for externe, il s’est agi d’un vrai déicide puisque Jésus est vraiment Dieu et qu’il s’était explicitement déclaré comme tel. Par conséquent, l’usage du mot est légitime, du moins si l’on s’autorise de l’usage qu’en ont fait
saint Pierre (« Vous avez fait mourir l’auteur de la vie », Ac 3, 15) et saint Paul (« […] Ces juifs qui ont mis à mort le Seigneur Jésus », 1 Th 2, 15) ; « S’ils l’avaient connue [la sagesse], ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de la gloire » (1 Co 2, 8).
L’éventuelle ignorance quant à la personnalité réelle de Jésus 4 ou, mieux, l’incrédulité des auteurs de la crucifixion pris individuellement, laissons Dieu la mesurer et juger. C’est un drame qui regarde le for interne de la conscience. Mais la qualification objective à donner à ce crime demeure inchangée.

La vraie question

La vraie question est de savoir si tout le « peuple » juif doit se considérer comme coupable du déicide. La déclaration R3 répond résolument par la négative et avance deux raisons :

— [a] En effet, ce qui a été perpétré lors de la passion du Christ ne peut en aucune manière être imputé à tout le peuple vivant alors et encore moins au peuple d’aujourd’hui.
— [b] L’Église a toujours affirmé et continue d’affirmer que le Christ, dans son immense charité, a subi volontairement sa passion et sa mort à cause des péchés de tous les hommes.


La seconde raison, bien qu’elle dise une chose très vraie et très sainte 1, me semble hors sujet. En effet, nous, nous recherchons la cause prochaine de la mort de Jésus, non la cause lointaine ; nous parlons des responsables immédiats non des responsables indirects. Sinon, nous devrions aussi innocenter Judas de l’accusation de trahison que Jésus lui-même, malgré son infinie charité, ne lui
épargne pas !
Reste la première raison. Les exégètes ne sont pas d’accord sur la valeur à donner à certaines locutions du récit de la passion (par exemple « turba multa » dans Mt 26, 47 ; « universus populus » dans Mt 27, 25 ; « omnis multitudo eorum » dans Lc 23, 1 ; « universa turba » dans Lc 23, 18 ; etc.) et donc sur le nombre effectif de ceux qui eurent une part directe dans le déicide ; il est bon de les laisser discuter scientifiquement. Mais s’il est un fait hors de doute, et par conséquent ne nécessitant pas une déclaration conciliaire, c’est que seule une partie, numériquement non prépondérante, du « peuple » juif (entendu dans le sens ethnico-politique) vivant alors en Palestine et dans la Diaspora a collaboré activement ou consenti à la crucifixion de Jésus. Mais cela ne disculpe pas pour autant ni n’exempte du châtiment le « judaïsme », la « religion » juive, c’est-à-dire le peuple entendu dans le sens religieux. Il faut sur ce sujet interroger la sainte Écriture ; il faut aussi l’interpréter selon la mentalité biblique et à la lumière de la sainte tradition, sans se laisser égarer, plus ou moins consciemment, par les catégories mentales modernes.

La responsabilité collective dans l’Écriture

Eh bien, pour ma part, je trouve convaincants les arguments des nombreux exégètes de valeur qui voient émerger clairement de toute l’économie de l’ancien Testament – nonobstant le chapitre 18 d’Ézéchiel – le principe de la « responsabilité collective » dans le bien comme dans le mal 1. La trame de l’histoire d’Israël tout entière est construite sur cette bipolarité : d’un côté Dieu, ses bienfaits et ses châtiments collectifs, de l’autre le « peuple élu » docile ou indocile. Le peuple entier est tenu pour responsable – et donc, puni – pour les crimes commis officiellement par ses chefs, même quand une grande partie du peuple leur est étrangère 2.

De ce type de mentalité, les exemples ne manquent pas dans le nouveau
Testament. Jésus, évoquant le prophète Isaïe, se plaint souvent de l’endurcissement et de l’aveuglement de son « peuple » (Mt 13, 15 et s.), de sa « génération » (Mt 17, 16 etc.). Il menace de châtiments exemplaires les villes entières de Corozaïn, Bethsaïde et Capharnaüm (Mt 11, 21-24), alors qu’il n’est pas pensable que tous leurs habitants soient restés insensibles à sa prédication et à ses miracles. De même il impute à sa génération et à la catégorie des scribes et des pharisiens le meurtre des prophètes des temps passés, meurtre auquel ils étaient, naturellement, étrangers :
Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites […] Par là, vous témoignez vous-mêmes que vous êtes les fils de ceux qui ont mis à mort les prophètes. Comblez donc la mesure de vos pères […] pour que retombe sur vous tout le sang innocent répandu à terre depuis le sang du juste Abel jusqu’à celui de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez tué entre le sanctuaire et l’autel. Je vous le dis en vérité, toutes ces choses adviendront à la génération actuelle [Mt 23, 29-
36].


Finalement, la future destruction de Jérusalem est présentée par Jésus non seulement comme le châtiment de sa cécité et du refus de la visite du Seigneur (« parce que tu n’as pas connu le temps de ta visite », Lc 19, 44) mais aussi comme le châtiment des meurtres des prophètes du passé :
Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, que de fois n’ai-je pas voulu rassembler tes enfants, comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et tu ne l’as pas voulu ! [Grec : « Vous ne l’avez pas voulu »]. Voici que votre maison sera déserte [Mt 23, 37-38 1]

Eh bien, la destruction du temple, symbole de la religion mosaïque ; la destruction de Jérusalem, capitale du royaume théocratique et, par conséquent, selon la mentalité du temps, symbole de la nation entière ; le massacre, comme le relate Flavius Josèphe, de 1 100 000 juifs et la captivité de 97 000 autres sont une punition si énorme qu’elle serait tout à fait disproportionnée, et donc indigne de Dieu, si, à ses yeux, les responsables de la mort des prophètes et de Jésus
avaient été uniquement les chefs religieux (et encore, pas tous ! voir Lc 23, 51) et quelques centaines, au maximum, de criminels !
Sans le principe de la responsabilité collective, tout cela resterait un indéchiffrable mystère !

Saint Étienne accuse en bloc les juifs de son temps, bien que tous ne l’aient pas personnellement mérité : « Cous raides, coeurs et oreilles incirconcis, vous êtes toujours à résister au Saint-Esprit. Vous êtes bien comme vos pères ! » (Ac 7, 52).
Saint Jean, qui écrit à l’époque où le judaïsme en bloc a fait son choix définitif et humainement irréversible en se montrant l’adversaire le plus acharné et le plus systématique du Christ et du christianisme, saint Jean en vient à affirmer catégoriquement : « Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu » (Jn 1, 11).
Pour lui, les juifs tout court 2 constituent désormais le type même de tous les incrédules, de tous les opposants au Christ, de tous ses meurtriers 3.
Caïphe lui-même, mystérieusement prophète malgré lui, déclare devant le Sanhédrin que la mise à mort du Christ est nécessaire pour sauver le peuple entier d’une ruine certaine (Jn 11, 50). Il interprète donc l’action du Sanhédrin comme une action faite au nom et dans l’intérêt de toute la nation juive.

Les responsables du déicide, selon l’Écriture sainte

Aussi est-ce à la lumière de la mentalité biblique esquissée plus haut que nous interprétons les textes néo-testamentaires parlant expressément des responsables du déicide.
1. — Dans la parabole des vignerons homicides, Jésus prédit la condamnation de son peuple tout entier à cause de la mise à mort des serviteurs et surtout du Fils de Dieu (le voilà, le déicide !), propriétaire de la vigne : « C’est pourquoi je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation
qui en produira les fruits » (Mt 21, 43).
F. Festorazzi, contre toute l’exégèse antique et récente, explique ainsi la parabole : il ne s’agit pas de la répudiation de tout le peuple mais uniquement de ses chefs, des mains desquels le royaume de Dieu sera retiré pour être confié à une « nation », c’est-à-dire à un nouveau type de communauté (= l’Église) qui, par sa constitution particulière, sera en mesure de produire des fruits abondants.
Mais saint Matthieu ne jugerait pas utile de nous dire si cette nouvelle communauté sera encore Israël ou non 1.
De façon plus convaincante, J. Schmid commente au contraire :
Le sens réel de ce verset ne peut être celui-ci : le peuple juif en général restera la vigne de Dieu ou plutôt, – métaphore mise à part – son peuple élu, mais il recevra d’autres chefs en remplacement des chefs actuels qui se sont opposés à la volonté de Dieu. Une telle interprétation contredirait non seulement la réalité historique mais encore tout le message de Jésus et la foi du premier christianisme. Et
le verset 43 s’y oppose aussi. Étant donné qu’on y parle d’un autre peuple auquel est confié le « royaume de Dieu » et qui portera ses fruits, le « vous » également ne s’adresse pas aux seuls chefs du judaïsme par opposition au peuple, mais à tout le peuple juif… Le verset 43 exprime en outre en termes précis et efficaces l’idée centrale de la parabole entière. Elle contient une sorte de théologie de l’histoire qui contemple la faute d’Israël dans toute son étendue temporelle. Mais la génération présente à qui Jésus s’adresse comble la mesure de la faute, puisqu’elle envoie à la mort le « Fils bien-aimé ». La patience de Dieu est à bout. Il s’ensuit la condamnation d’Israël. Un nouvel Israël le remplacera, que Dieu suscitera des païens et à qui il donnera de nouveaux « fermiers », de nouveaux chefs 2.


Simon-Dorado est du même avis :
La nation juive sera donc châtiée et – ce qui est le plus important – parce qu’elle s’est conduite de façon indigne, elle sera privée de sa dignité théocratique ; les Gentils prendront sa place 1.

2. — Saint Pierre parlant le jour de la Pentecôte à plusieurs milliers de juifs non seulement de Jérusalem mais « de toutes les nations qui sont sous le ciel » (Ac 2, 5) – une sorte d’échantillon représentatif, par conséquent, du judaïsme entier, aussi bien de la Palestine que de la Diaspora – n’hésite pas à proclamer :
Israélites, écoutez ces paroles : Jésus de Nazareth… vous l’avez… fait mourir par la main des impies […] Que toute la maison d’Israël le sache donc à n’en pas douter : Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous autres avez crucifié [Ac 2, 22, 36].

En d’autres termes, le prince des Apôtres attribue à tous ses auditeurs – dont aucun, peut-être, ne figurait parmi les meurtriers effectifs de Jésus – et même à tout Israël la responsabilité du déicide. Saint Pierre use du même langage en parlant au peuple accouru en nombre après la guérison miraculeuse du boiteux de la Belle-Porte :
Le Dieu de nos pères a glorifié son serviteur Jésus que vous autres, vous avez livré et renié… Mais vous, vous avez ruiné le saint et le juste ! Tandis que vous réclamiez la grâce d’un assassin, vous avez mis à mort l’auteur de la vie [Ac 3, 13].

Combien des auditeurs de saint Pierre avaient effectivement trahi, renié, tué Jésus et demandé la grâce de Barabbas ? S’il est des circonstances dans lesquelles il est juste et utile de distinguer une poignée de responsables d’avec une masse d’innocents celle-là en était une, incontestablement ! Et cependant, cela importe peu, du point de vue du principe de la responsabilité collective.
3. — Les Apôtres font retomber sur le Sanhédrin entier la responsabilité de la mort de Jésus : « Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous avez tué en le suspendant au bois » (Ac 5, 30). Cependant, ils savent très bien que seule une partie des sanhédrites a adhéré à la condamnation !
4. — Saint Étienne, parlant aux sanhédrites et au peuple de Jérusalem (parmi lesquels ne figurait peut-être aucun des meurtriers effectifs de Jésus) établit une comparaison entre les juifs de son temps et leurs pères. Puis il affirme sans faire de distinction : « Ils ont tué ceux qui prédisaient la venue du juste, celui-là même que vous venez de livrer et mettre à mort » (Ac 7, 52).
5. — Pour saint Paul, « les juifs » en général, pris pour ainsi dire collectivement et sans tenir compte de louables exceptions, sont ceux
qui ont mis à mort le Seigneur Jésus et les prophètes ; qui nous ont persécutés ; ceux-là même qui, sans le moindre souci de plaire à Dieu, et ennemis de l’humanité entière, nous empêchent de prêcher les Gentils pour les sauver, et mettent ainsi le comble à leurs péchés. Mais la colère de Dieu est tombée sur eux définitivement [1 Th 2, 15-16].

Or l’Apôtre s’exprime ainsi vers l’an 50, à propos de juifs qui persécutent leurs compatriotes convertis et devenus membres des différentes églises de Judée. Parmi ces persécuteurs aucun ou presque, très probablement, n’avait participé matériellement au crime du Golgotha 1.

Conclusion : le déicide peut être attribué au judaïsme [on note la réduction de la question faite par Mgr Carli : non les juifs, mais le judaïsme, et non pas culpabilité morale, mais responsabilité juridique]

En conclusion, j’estime que l’on peut légitimement affirmer que tout le peuple juif du temps de Jésus – entendu dans le sens religieux, c’est-à-dire en tant que collectivité professant la religion de Moïse – fut en entier responsable du crime de déicide, bien que seuls ses chefs, suivis d’une partie des fidèles, aient matériellement consommé le crime.
Ces chefs n’étaient pas, il est vrai, élus démocratiquement par le suffrage populaire ; mais selon la législation et la mentalité alors en vigueur, ils étaient considérés par Dieu lui-même (Mt 23, 2) et par l’opinion publique comme les autorités religieuses légitimes, les responsables officiels des actes qu’ils posaient au nom de la religion en se servant des instruments juridiques prévus par la religion elle-même. Or c’est précisément par ces chefs que Jésus-Christ, Fils de Dieu, fut condamné à mort ; et il fut condamné précisément parce qu’il s’était proclamé Fils de Dieu (Jn 10, 33 ; 19, 7) et bien qu’il eût fourni des preuves suffisantes pour être cru tel (Jn 15, 24).
L’arrêt de condamnation fut rendu par le Conseil (Jn 11, 49 sq.), c’est-à-dire l’organe le plus autorisé de la religion juive, en se réclamant de la loi de Moïse (Jn 19, 7) et en motivant le décret comme une action défensive du peuple entier (Jn 11, 50) et de la religion elle-même (Mt 26, 65).
Ce fut le sacerdoce d’Aaron, synthèse et expression de l’économie théocratique et hiérocratique de l’ancien Testament, qui condamna le Messie. Il est donc permis d’attribuer le déicide au judaïsme en tant que communauté religieuse.
En ce sens très précis, et compte tenu de la mentalité biblique, le judaïsme des époques postérieures à Notre-Seigneur a lui aussi une part objective de responsabilité dans le déicide dans la mesure où ledit judaïsme constitue la libre et volontaire continuation de celui d’alors.
Un exemple pris dans l’Église peut nous aider à prendre conscience de cette réalité. Un souverain pontife et un concile oecuménique, bien que n’étant pas élus par la communauté catholique au moyen de systèmes démocratiques, du moment qu’ils délibèrent solennellement dans la plénitude de leur autorité, rendent coresponsable de cette délibération, dès cette époque et pour tous les siècles futurs, tout le « catholicisme », toute la communauté ecclésiale.



Cordialement
Meneau

     

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 Les juifs sont-ils déicides ? par jejomau  (2011-10-15 18:28:33)
      Pas de contradiction... par Herne  (2011-10-15 19:57:18)
      Grands prêtres et Sanhédrin par Meneau  (2011-10-15 20:08:47)
      Cela n’engage que vous... par Vianney  (2011-10-15 20:22:05)
          Les pères de l'Eglise??? par Yves Daoudal  (2011-10-15 20:34:06)
              Si Vatican II s’était contenté de reprendre l’enseignement de l’Église [...] par Vianney  (2011-10-15 21:35:57)
                  Autre citation par Thomas  (2011-10-18 17:07:54)
                      C'est précisément pourquoi ils ne sont pas déicides, par Yves Daoudal  (2011-10-18 20:08:02)
                          N’est-ce pourtant pas vous qui écriviez plus haut... par Vianney  (2011-10-18 21:04:17)
                          Dans ce cas par Romanus  (2011-10-18 22:05:55)
      Êtes vous si sur? par Anton  (2011-10-15 20:28:35)
          En tout état de cause par Jean-Paul PARFU  (2011-10-15 20:54:39)
              et les Romains ? par Aigle  (2011-10-15 21:07:26)
                  [réponse] par Herne  (2011-10-15 21:20:37)
                  [réponse] par Castille  (2011-10-15 21:29:14)
                  Vous plaisantez Aigle ou quoi ? par Jean-Paul PARFU  (2011-10-16 06:54:21)
                      [réponse] par Aigle  (2011-10-16 10:31:16)
                          Non Aigle ! par Jean-Paul PARFU  (2011-10-16 11:10:05)
                              NON JPP par Aigle  (2011-10-16 12:32:34)
                                  Martin V... par Herne  (2011-10-16 13:45:16)
                                  Re non Aigle! par Jean-Paul PARFU  (2011-10-16 15:15:36)
                                  Re non Aigle! par Jean-Paul PARFU  (2011-10-16 15:16:50)
              je m'en tiens à cette phrase par jejomau  (2011-10-15 22:30:18)
                  Explication par Vianney  (2011-10-15 22:56:05)
                  Mais alors que se passe-t-il par Anton  (2011-10-16 00:11:20)
                  Ce que vous ne comprenez pas jejomau par Jean-Paul PARFU  (2011-10-16 07:27:24)
                      Permettez-moi une réductio ad Hitlerum par Meneau  (2011-10-16 11:48:42)
                          Ce qu'on pourrait dire par Meneau  (2011-10-16 11:52:56)
                          Et Pétain ? par Aigle  (2011-10-16 12:34:31)
                              La réponse est dans l’Écriture par Vianney  (2011-10-16 14:10:24)
                                  Oui mais par Meneau  (2011-10-16 16:19:52)
                                      Ça dépend par Vianney  (2011-10-16 17:36:30)
                          Comparaison n'est pas raison par Romanus  (2011-10-16 15:53:14)
                          Le problème Meneau par Jean-Paul PARFU  (2011-10-16 18:08:39)
                              S'agissant de la comparaison avec l'histoire récente par Jean-Paul PARFU  (2011-10-16 18:15:37)
                              [réponse] par Romanus  (2011-10-16 18:23:08)
                                  Exact Romanus ! par Jean-Paul PARFU  (2011-10-16 18:36:25)
                              Vous noterez par Meneau  (2011-10-16 19:27:04)
                                  Cest vrai par Romanus  (2011-10-16 20:34:58)
                                  Que voulez vous dire? par Anton  (2011-10-17 09:03:40)
                                      C'est effectivement incompréhensible par Meneau  (2011-10-17 16:22:38)
      Il me semble que Jean XXIII par Halleluia  (2011-10-16 00:58:12)
          Oui, c’est bien Jean XXIII par Vianney  (2011-10-16 07:54:47)
          les juifs perfides ?????? par jejomau  (2011-10-16 08:56:57)
              Perfides peut s’entendre dans les deux sens par Vianney  (2011-10-16 11:04:18)
          Halleluia par jejomau  (2011-10-16 09:03:01)
              Perfide = Per Fides par Jean-Paul PARFU  (2011-10-16 09:52:41)
              Soyez rassuré ! par Halleluia  (2011-10-16 21:18:21)
              "que son sang retombe sur nous et sur nos enfants" par PEB  (2011-10-17 14:35:39)
      Le rôle de Ponce Pilate par Romanus  (2011-10-16 15:31:09)
      Le péché des meurtriers du Christ... par Athanasios D.  (2011-10-16 17:45:34)
      La réponse détaillée et argumentée de Mgr Carli à cette question par Meneau  (2011-10-16 19:20:13)
          Excellente synthèse par Romanus  (2011-10-16 19:31:55)


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