Réponse par Signo 2026-09-26 21:40:33 |
|
Imprimer |
Mon objectif n’était pas de remettre en question la bonne volonté indéniable des prêtres qui dans le milieu diocésain font ce qu’ils peuvent dans un contexte hostile.
Ce que je conteste ce ne sont pas les « servantes d’assemblée » en tant que tel, c’est le paradigme global qui a rendu cette invention nécessaire pour éviter des ruptures avec la tradition que ce paradigme entraîne nécessairement.
Mon analyse est donc bien plus radicale: pour moi il est impossible d’avoir une liturgie traditionnelle si l’on reste dans le paradigme ouvert par le NOM et Ministeria Quaedam. J’avais déjà fait remarqué que si l’on garde peu ou prou le rite traditionnel mais que l’on reste dans le cadre de ce dernier texte (MQ), nécessairement cela implique l’acceptation au moins théorique (mais qui pourrait bien ne pas rester théorique très longtemps) de l’idée qu’une femme officie en tunique (donc en dalmatique) comme sous-diacre au cours d’une messe solennelle VOM…
La véritable révolution qui porte en germe l’anglicanisation structurelle de la liturgie catholique, c’est ce principe selon lequel les ministères institués (équivalents des anciens ordres mineurs) ne sont plus un prolongement du ministère apostolique (ou sacerdoce ministériel) mais une émanation du sacerdoce baptismal, ce qui relève, comme je l’ai montré, d’une terrible confusion, le baptême étant par définition ordonné à la déification des fidèles et non au service ministériel du peuple de Dieu.
Donc il est absolument essentiel de se maintenir en dehors de cette logique ce qui suppose le maintien non seulement de la liturgie traditionnelle mais aussi de l’ancienne conception des ministères (avec quelques aménagements: personnellement je ne suis pas opposé à ce que l’on ait des acolytes, des sous-diacres ou des diacres permanents… même mariés!).
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|