J. Ratzinger avant son élection croyait fermement à l'enrichissement mutuel par Luc Perrin 2026-08-25 19:26:50 |
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Ce n'était pas neuf pour lui en 2007 et certainement pas purement diplomatique.
Il a évolué en matière liturgique, il a lu et étudié les analyses critiques du Novus Ordo, il était proche de Louis Bouyer et a médité les écrits de Mgr Gamber.
J'ai déjà souligné l'existence de deux grands courants au sein du Mouvement liturgique proprement dit : la ligne Bugnini et alii et à l'opposé la ligne Loew-Antonelli que rejoint Louis Bouyer peu avant l'ouverture du Concile.
Mgr Montini avant 1963 est un réformateur prudent, il passe ensuite dans le camp bugniniste.
Ce ne sont pas les bugninistes qui ont dominé dans la version finale 1962-1963 qui a donné Sacrosanctum concilium mais ils prennent le pouvoir à partir de 1964 avec le Consilium. Jean XXIII avait le pied sur le frein très clairement cela a été bien étudié ; à l'inverse Bugnini a su circonvenir Paul VI et le Pape a cru qu'en sacrifiant la Tradition liturgique romaine au Mouvement missionnaire, il contribuerait à sauvegarder le catholicisme dans la société moderne occidentale (il le dit en 1965 dans son homélie pour la première messe en italien).
Tout le courant ratzinguérien de "réforme de la réforme" vers une plus grande fidélité à S.C. dans sa lettre, se dégager du courant bugniniste, n'entend pas revenir sur les "acquis" du Mouvement liturgique pré-1962.
Tous les efforts, pas toujours vains il y a eu de minuscules progrès ici et là, en ce sens sont légitimes et bienvenus de mon point de vue. Que Gaudium me comprenne bien et les autres qui partagent son idéal.
Mais ce qui est apparu illusoire avec les décennies, c'est l'idée qu'en Occident et les régions sous influence, on puisse à vue humaine réparer les dégâts commis par la néo-liturgie bugniniste dotée de sa propre logique anti-traditionnelle et de plus en plus imprégnée par le libéralisme sécularisé.
Les communautés Vetus Ordo, la discipline des sacrements, le sens droit du sacerdoce, de la vie consacrée, la perspective missionnaire authentique, tout cela pouvait faire office de phare pour ramener les brebis perdues dans le néo-catholicisme vers une juste herméneutique de Vatican II et un Magistère opérant le tri nécessaire entre le bon grain conciliaire et l'ivraie si prolifique depuis 1964-1965.
C'est bien ce phare que T.C. comme la Note du 2 juillet veulent éteindre. A ce phare de la Tradition bimillénaire, Mgr de Grenoble nous explique qu'il faut préférer les mirages de la Modernité dans son désert de la foi.
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