"Le concile de Constance réunissait aussi certains évêques à la juridiction douteuse ou absente."
Je me permets de souligner ce que vous écrivez là et qui me semble important. Mais les dispositions du droit - cf. canon 209 - ne permettent-elles pas d'avancer que les évêques en question ont pu jouir d'une juridiction au moins déléguée (par le droit) ?
Quoi qu'il en soit, ce qui a fait la différence entre les conciles de Pise et de Constance, c'est que ce dernier jouissait d'une indéniable représentativité. C'est une différence capitale dans pareille démarche.
Au passage, les gens du Palmar n'ont jamais été sédévacantistes. Ils tenaient et tiennent toujours pour la légitimité de Paul VI. Clemente prétendait agir au nom de Paul VI empêché (cf. les prétendues révélations concernant le sosie de Paul VI) et s'est déclaré son successeur à la mort de ce dernier, moyennant une prétendue intervention divine. On nage en fait en plein apparitionisme, entre autres choses peu ragoutantes. C'est un professeur d'Ecône de l'époque (1975), le chanoine Revaz, qui mit Mgr Ngo Dinh Thuc en relation avec les prétendus voyants du Palmar.
Concernant Mgr Ngo Dinh Thuc, on nous ressort encore l'affirmation
purement gratuite selon laquelle ses ordinations et consécrations seraient douteusement valides. Les contradictions, les incohérences, les péchés publics de Mgr Ngo Dinh Thuc ne permettent pas d'inférer que ledit évêque, usant du pontifical romain, n'avait plus suffisamment les idées claires pour agir comme une cause instrumentale ministérielle. L'intention requise est la pure et simple intention ministérielle.
Si l'on était aussi sourcilleux avec les autres évêques qu'avec Mgr Ngo Dinh Thuc, les ordinations seraient douteuses pour tout le monde depuis très très longtemps...
La licéité des sacres est une autre question.
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