le rapprochement n'est pas faux en effet par Luc Perrin 2025-09-23 15:26:23 |
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bien que la Querelle des rites, si importante, soit très antérieure au XXe siècle et ne touchait pas directement la liturgie romaine apportée par les missionnaires (jésuites, franciscains, lazaristes, MEP ...) en Asie.
C'est plus le très vaste et infini problème de "l'inculturation" ou acculturation qui commence avec Paul (notamment) dans les tout premiers moments du christianisme. La séparation conflictuelle, compliquée des deux côtés avec une double évolution, entre la Synagogue et l'Église.
Les "rites chinois" concernaient l'aspect religieux du système impérial chinois du temps. La querelle revisite ce qui demeure du débat où est la limite entre inculturation du christianisme dans les milliers de civilisations/langues/cultures, processus légitime depuis le début de l'évangélisation, et ... paganisation du christianisme et abomination idolâtre. Les adversaires des jésuites et de Ricci étaient sans doute un peu trop rigides mais ils posaient quand même les bonnes questions et leurs objections étaient solides. La descendance théologique se retrouve pour Ricci chez Karl Rahner sj aussi avec ses "chrétiens anonymes". Au final quand on perd la mesure, clin d'oeil fraternel à Capucin, on aboutit au scandale de la Pachamama et aux écarts constatés en Asie (Inde en particulier) dès les années 1970.
La confluence fâcheuse entre Mouvement liturgique et Mouvement missionnaire se situe elle en Modernité libérale, face à la sécularisation et au rejet radical de toute dimension surnaturelle.
Les jésuites du XVI-XVIIIe n'avaient pas du tout affaire au même monde, un monde croyant, une "Babel" des religions certes mais point l'athéisme systématique.
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