« Léon XIV, la messe tridentine et la prétendue "idéologie" des catholiques traditionalistes » par Vistemboir2 2025-09-23 11:37:22 |
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Traduction de l’article de Robert Morrison paru le 23 septembre 2025 sur le site The Remnant sous le titre : "Leo XIV, the Tridentine Mass, and the Supposed “Ideology” of Traditional Catholics".
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C'est vrai : les catholiques traditionalistes sont déterminés à adhérer à la foi catholique pure et simple qui, pendant près de deux mille ans, a fait obstacle aux idéologies impies qui règnent à Rome depuis le concile Vatican II. Que Dieu accorde à Léon XIV la grâce de voir cela clairement et le courage d'agir héroïquement pour restaurer ce qui a été perdu pendant soixante ans.
"De partis d'ordre capables de rétablir la tranquillité au milieu de la perturbation des choses, il n'y en a qu'un: le parti de Dieu. C'est donc celui-là qu'il nous faut promouvoir; c'est à lui qu'il nous faut amener le plus d'adhérents possible, pour peu que nous ayons à coeur la sécurité publique." (Saint Pie X, E Supremi Apostolatus, 1903).
Dans son récent entretien avec Elise Ann Allen de Crux, le pape Léon XIV a fait allusion aux divisions idéologiques liées à la question de savoir si Rome devrait autoriser la messe tridentine :
"« Je n’ai pas encore eu l’occasion de m’asseoir avec un groupe de personnes qui défendent le rite tridentin. Une occasion se présentera bientôt, et je suis sûr qu’il y aura des occasions pour cela. Mais c’est aussi une question dont je pense, peut-être avec la synodalité, que nous devons discuter. C’est devenu un sujet tellement polarisé que les gens ne sont souvent pas disposés à s’écouter. J’ai entendu des évêques m’en parler, ils m’en ont parlé, et ils m’ont dit : “Nous les avons invités à ceci et à cela, et ils ne veulent même pas entendre.” Ils ne veulent même pas en parler. C’est un problème en soi. Cela signifie que nous sommes dans l’idéologie. Maintenant, nous ne sommes plus dans l'expérience de la communion ecclésiale."
« Le 18 novembre [1978], à l'initiative du cardinal Siri, il |[Jean-Paul II] reçoit l'archevêque, qui se déclara prêt à “accepter le concile à la lumière de la Tradition”, selon une formule utilisée par le pape Wojtyla lui-même le 6 novembre : “Le Concile doit être compris à la lumière de toute la sainte Tradition et sur la base du Magistère constant de la sainte Église.” Le pape se dit satisfait et ne fait du problème de la célébration de l'ancienne messe qu' « une question de discipline ». C’est alors que le cardinal Franjo Seper, appelé par le pape, s'exclame : “Attention, Saint-Père, de cette messe ils en font un drapeau !” » (pp. 536-537).
"Il me faut dissiper d’entrée de jeu un malentendu, de manière à n’avoir pas à y revenir : je ne suis pas un chef de mouvement, encore moins le chef d’une Église particulière. Je ne suis pas, comme on ne cesse de l’écrire, “ le chef des traditionalistes”. On en est arrivé à qualifier certaines personnes de « lefébvristes », comme s’il s’agissait d’un parti ou d’une école. C’est un abus de langage.
Je n’ai pas de doctrine personnelle en matière religieuse. Je me suis tenu toute ma vie à ce qu’on m’a enseigné sur les bancs du séminaire français de Rome, à savoir la doctrine catholique selon la translation qu’en a faite le magistère de siècle en siècle depuis la mort du dernier apôtre, qui marque la fin de la Révélation."
"Par la franchise et l'ouverture de ses débats, le Concile a mis fin à ce que l'on pourrait qualifier de rigidité du système. Nous entendons par “système” un ensemble cohérent d'enseignements codifiés, des règles de procédure précisées de manière casuistique, une organisation détaillée et très hiérarchisée, des moyens de contrôle et de surveillance, des rubriques régissant le culte – tout cela est l'héritage de la scolastique, de la Contre-Réforme et de la Restauration catholique du XIXe siècle, soumis à une discipline romaine efficace. On se souviendra que Pie XII aurait déclaré : “Je serai le dernier pape à maintenir tout cela.”" (Yves Congar, La crise dans l’Église et Mgr Lefebvre, Éditions du Cerf)
"Moi, N…, j’embrasse et reçois fermement toutes et chacune des vérités qui ont été définies, affirmées et déclarées par le magistère infaillible de l’Eglise, principalement les chapitres de doctrine qui sont directement opposés aux erreurs de ce temps.[…] Je reçois sincèrement la doctrine de la foi transmise des apôtres jusqu’à nous toujours dans le même sens et dans la même interprétation par les pères orthodoxes ; pour cette raison, je rejette absolument l’invention hérétique de l’évolution des dogmes, qui passeraient d’un sens à l’autre, différent de celui que l’Eglise a d’abord professé. Je condamne également toute erreur qui substitue au dépôt divin révélé, confié à l’Epouse du Christ, pour qu’elle garde fidèlement, une invention philosophique ou une création de la conscience humaine, formée peu à peu par l’effort humain et qu’un progrès indéfini perfectionnerait à l’avenir."
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