Plus précisément par Luc de Montalte 2024-10-13 23:58:59 |
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Le procès de béatification d’Anne-Catherine Emmerich commence en 1892, mais il est interrompu parce que les théologiens se rendent compte que les écrits attribués à la servante de Dieu ont été (entre guillemets) « améliorés » par Clemens Brentano qui y a fait des ajouts et des emprunts de toute sorte au point qu’il n’est plus possible de trouver le texte réellement raconté par Anne-Catherine. En 1927, l’Église décide de ne pas considérer les notes et les rédactions de Brentano comme des écrits d’Anne-Catherine, ce qui débloque la cause. Mais ce n’est que le 3 octobre 2004 qu’elle a été béatifiée par Jean-Paul II. Voici ce que le journal officiel du Vatican, l’Osservatore romano, disait le 7 octobre de la même année :
« La bienheureuse Anne-Catherine Emmerich, ne nous a laissé que trois lettres dont l’authenticité soit sûre. Les autres écrits, qui lui sont attribués par erreur, ont des origines diverses : les “visions” de la Passion du Christ ont été annotées, réélaborées très librement et sans contrôle par l’écrivain allemand Clemens Brentano et ont été publiées en 1833 sous le titre La douloureuse passion de Notre Seigneur Jésus-Christ. […] Les œuvres en discussion ne peuvent donc pas être considérées comme des œuvres écrites ou dictées par Anne-Catherine Emmerich ni comme des transcriptions fidèles de ses déclarations et de ses récits, mais comme une œuvre littéraire de Brentano qui a procédé à de telles amplifications et manipulations qu’il est impossible d’établir quel est le véritable noyau attribuable à la bienheureuse. »
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