Explication de cette citation par Regnum Galliae 2024-04-23 16:39:39 |
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Si l’on y regarde bien, c’est avec sa devise que la Révolution a pénétré dans l’Eglise de Dieu. La liberté, c’est la liberté religieuse telle qu’il a été dit plus haut, qui donne un droit à l’erreur. L’égalité, c’est la collégialité, avec la destruction de l’autorité personnelle, de l’autorité de Dieu, du pape, des évêques, la loi du nombre. La fraternité enfin est représentée par l’œcuménisme.
Par ces trois mots, l’idéologie révolutionnaire de 1789 est devenue la Loi et les Prophètes. Les modernistes sont arrivés à ce qu’ils voulaient.
Le rapprochement que je fais de la crise de l’Eglise avec la Révolution française n’est pas une simple métaphore.
Nous sommes bien dans la continuité des philosophes du XVIIIe siècle et du bouleversement que leurs idées ont provoqué dans le monde. Ceux qui ont transmis ce poison à l’Eglise l’avouent eux-mêmes. C’est le cardinal Suenens s’écriant :
"Vatican II, c’est 89 dans l’Eglise», et il ajoutait, parmi d’autres déclarations dépourvues de précautions oratoires : «On ne comprend rien à la Révolution française ou russe si l’on ignore l’ancien régime auquel elles ont mis fin. De même, en matière ecclésiastique, une réaction ne se juge qu’en fonction de l’état de choses qui a précédé». Ce qui a précédé et qu’il considérait comme devant être aboli, c’est le merveilleux édifice hiérarchique ayant à son sommet le pape, vicaire de
Jésus-Christ sur la terre : «Le concile Vatican II a marqué la fin d’une époque ; pour peu qu’on prenne plus de recul, il a même marqué la fin d’une série d’époques, la fin d’un âge».
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