la vraie question porte sur l'épiscopat et sur le néo-catholicisme libéral par Luc Perrin 2024-01-18 13:26:06 |
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Pas tant sur les mauvais candidats avérés ou plus délicats, ceux qui se révèlent ensuite être des brebis galeuses.
J'ai connu des cas - "modernes" et tradis - à qui on donnait, moi le premier, le bon Dieu sans confession selon le proverbe, et qui par la suite ont été des prédateurs jugés et emprisonnés. Sur ce point je compatis avec la tâche des formateurs, des supérieurs et des évêques : ce n'est pas si simple que vos posts pourraient le faire croire à un néophyte.
Je ne crois pas beaucoup en 2024 à la thèse sous-jacente de votre présentation "on accueille tout le monde partout". De ce que je peux connaître, au contraire il y a plutôt excès inverse.
Un exemple ici et là ne vaut pas principe général loin de là.
Il se peut qu'avec l'orientation du présent Pontife, l'accès soit offert dans les années qui viennent "à titre pastoral" à tout gibier de potence, qui sait. "Qui suis-je pour juger ?" (pape François).
Les conséquences civiles - pénalités par la justice séculière des divers états - constituent sûrement un frein de plus en plus puissant pour les supérieurs et les évêques depuis au moins le début du XXIe siècle.
Mais la vraie question porte sur quel type d'évêque est promu avec un Mgr Barron, un cardinal Tucho Fernandez, l'épiscopat chilien démissionnaire en bloc en 2018 - un fait si "hénaurme" qu'il a été prestement oublié -, le cas McCarrick et ses infinies ramifications, les affaires de 2023 relatives à des prélats français et la liste continue et s'allonge.
Nous sommes revenus à l'épiscopat bien inséré dans l'élite de son temps du XV-XVIe et de la seconde moitié du XVIIIe et pas du fait des concordats mais des choix romains confortés par la décadence des Églises occidentales.
Le concile de Trente a mis tous ses espoirs dans un relèvement de l'épiscopat, c'est par là en premier que le XVIIe début XVIIIe a été le "siècle des saints". Vatican II a sur ce point voulu suivre ce modèle en revalorisant la mission des évêques.
Avec un épiscopat majoritairement "inséré" dans le libéralisme occidental, encouragé par la Rome actuelle à s'insérer davantage encore dans les structures de péché dudit libéralisme, avec des ordres religieux qui autrefois porteurs de juste réforme chrétienne sont devenus les miroirs du péché et parfois la sentine de tous les vices, l'épisode cité est appelé à se reproduire à grande échelle.
Ce sont des centaines, des milliers de Mgr Strickland dont l'Église catholique apostolique et romaine a besoin.
En attendant un auteur américain a repris mon image mais en Troisième Pornocratie. Il faut traverser ce temps de tribulations en posant les bases de la future "réforme grégorienne" du XXIe ou XXIIe siècle si les néocons amateurs de guerre (nucléaire possiblement) mondiale n'interrompent pas nos existences prématurément.
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