Mgr Lefebvre s'était fourvoyé sur le terrain politique (notamment pendant la guerre d'Algérie)
Je ne vois pas en quoi Mgr Lefebvre se serait davantage "
fourvoyé" sur le terrain politique pendant la Guerre d'Algérie, que certains de ses coonfrères de l'épiscopat l'ont fait à d'autres moments, et auprès de formations politiques bien plus ouvertement opposées à l'Eglise.
Lorsque l'un de ses co-consécrateurs, Mgr Ancel, évêque auxiliaire de Lyon, s'affichait dans les meetings du PCF aux côtés de Georges Marchais pour y faire la promotion de l'un de ses bouquins, il se "
fourvoyait" ?
Devenait-il "
une cible facile" pour qui que ce soit ?
S'en trouva-t-il, d'une quelconque manière, inquiété, questionné, marginalisé au sein de la CEF ?
Rien du tout !
Mgr Lefebvre a subi les conséquences de sa résistance déterminée au courant progressiste et néo-moderniste dans l'Eglise de France, et rien de plus.
Dès avant le Concile, la meute des traîtres, des idiots utiles et des mitres molles est à ses trousses, et on le voit nettement, en 1959, avec l'affaire du soutien à la Cité catholique et les conséquences qu'elle entraîne pour lui.
Quant aux "
milieux gaullistes", merci bien. Ce sont précisément ces milieux gaullistes, alliés de fait des progressistes de l'épiscopat, qui ont
tullisé Mgr Lefebvre à son retour de Dakar, et ont empêché son accès à l'Assemblée des cardinaux et archevêques, le tout, évidemment, avec la paternelle bénédiction de Jean XXIII....
Alors, frayer avec ça, non merci ! Mieux vaut aller seul que mal accompagné.