Mais allez demander au clergé pourquoi il ne dit pas la messe par JVJ 2022-12-14 19:25:20 |
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à minuit !
Même dans une cathédrale, il n'est pas dit que les personnes viendront à minuit.
Quand l'habitude est perdue, elle est perdue, comme il en est pour les demandes de messe. Je ne sais si les jeunes gens tradis en demandent (simple question). Je connais très mal les 16-40 ans de ce milieu.
Et si en plus il fait froid...
Je suis bien d'accord que parfois l'offre crée la demande... Les concélébrations réduisent aussi le nombre de messes.
Je croyais cependant qu'on ne s'intéressait qu'au VOM.
Je sais que vous n'êtes pas borné sur cette question, vous. Mais on lit ordinairement, pour ceux que je lis, des personnes qui établissement un supériorité sans comparaison entre les deux formes (si j'ose user de ce mot). Et je peux comprendre... Quand Nemo écrit, je sais qu'il n'est pas du tout dans l'état d'esprit d'un ayatollah et qu'il boit parfois du vin de Champlitte plutôt que du Gevrey-Chambertin...
C'est bien gentil parfois de reconnaître la licéité du NOM et que ses prêtres ne sont pas hérétiques... (certains le sont, pas de doute, mais ces jours-ci je préfère penser à ceux qui se démènent, coincés entre l'enclume et le marteau). Un curé n'a plus du tout le choix de dire deux messes le dimanche, si l'équipe d'animation ou le doyen a décidé le contraire. Il lui faut du courage et risquer une descente du vicaire général, un coup de fil de l'évêque pour "jouer collectif".
Je lis régulièrement que le NOM ne vaut pas grand'chose, que son clergé fait mal et donc croit mal, indistinctement. Or vous savez que le FC est lu par beaucoup de prêtres et d'évêques du NOM qui s'ennuient dans leurs réunions et qui ne lisent pas La Croix...
Il y a des tradis qui iraient à la messe de minuit dans le NOM, mais d'autres, et c'est bien leur droit, qui n'iraient pour rien au monde, même avec une messe très soignée à deux minutes à pied de leur maison.
De longue date, les messes de rassemblement et les prêtres qui sont forcés (ou qui disent d'eux-mêmes) une seule messe le dimanche, poussent à réduire le culte divin.
Et en plus, cela donne l'illusion qu'il y a du monde.
Je salue les braves curés du NOM qui me liront, qui n'auront personne à confesser de leur semaine, qui diront une messe anticipée (désolé) de Noël à la maison de retraite le vendredi, qui en diront une le samedi à 18 h à 30 km de leur presbytère (avec parfois aucun chant traditionnel même Français), puis qui mangeront un casse-croûte dans leur voiture en mettant la radio pour avoir une compagnie, avant d'enchaîner avec une messe à 22 h dans l'église près de leur presbytère. Ils poursuivront le lendemain à 20 km de l'autre côté et arriveront chez leur soeur à 80 km de là pour le repas dominical autour de 14 h, au milieu de neveux qui ne sont peut-être pas allés à la messe depuis des mois et d'un beau-frère qui regarde la télé...
Je regrette aussi la fin de l'usage des cloches pour prier pour les morts, mais en ville, cela ne se fait plus de longue date... Je ne crois pas que les chapelles tradies le fassent. Or, dans mon village, je savais sonner "aux morts" à la main, aux horaires de l'Angelus. En hiver la nuit, cela glaçait le sang et je le regrette. Je paierai cher pour revivre cela et le faire connaître aux miens. Je voudrais que l'on fasse cela pour moi, dans mon village natal. Je sais que cela ne se fera pas (tout simplement parce que les cordes ne sont plus là et qu'on ne voudrait pas ameuter les derniers habitants...).
Combien d'enfants tradis sonnent-ils les crécelles comme moi dans mon enfance ?
Impossible ! Il n'y a pas de paroisse territoriale tradie. Et nous le faisions pourtant sans curé au village, avec autorisation de l'institutrice publique pour arriver un peu en retard à l'école (et autorisés que nous étions à sortir pour le chemin de croix, à 15 h !).
C'était pourtant occuper le terrain et l'espace sonore, comme disent les historiens.
Je peste contre les cloches qui sonnent avant Pâques...
Va-t-on encore réciter le chapelet auprès des morts, même en contexte tradi ?
Je ne pense pas.
Autre sociabilité, fin des villages chrétiens. Il faut s'y résoudre.
J'ai connu cela, et je pense être plus jeune que vous.
Très peu de curés font les enterrements et vont jusqu'au cimetière. Les enterrements sont plus rares en contexte tradi. C'est plus facile.
Ainsi la messe de minuit est à 18 h ou 22 h.
Avant le concile, il arrivait que des Dominicains récitent vêpres le matin et enfilent les offices, pas forcément pour sortir dans la journée prêcher dans le froid.
Tout était décalé. Idem chez des Bénédictins.
Des évêques, courageux, font un chemin de croix dans les rues de leur cité à midi, pour les gens qui travaillent. C'est heureux. Idem à 18 h pour ceux qui travaillent à 15 h. L'horaire n'est qu'une question de fuseau...
La confession pendant les messes, en milieu traditionnel : pratique décalée dans le temps ou pratique heureuse ? Je connais une paire de prêtres qui déteste entendre le bruit que cela génère pendant qu'ils sont à l'autel.
Les lieux tradis n'ont qu'à faire de la publicité pour la messe de minuit. C'est parfaitement indiqué par exemple dans le bulletin de la grande paroisse de Bourges : les gens ont parfaitement le choix. Ensuite ils votent avec leurs pieds.
Même le 21 janvier, je ne vais pas à la messe après une journée de travail et des enfants, pour faire 15 km, et surtout si je dois geler par les pieds.
Homme de peu de foi suis-je, je sais.
A Dijon, la messe était à midi, dans la chapelle des Dominicains chauffée, avec bannière fleurdelysée au choeur et vénérables Pères qui se battaient pour prêcher.
Pour aller à la messe de minuit à la basilique de Fontaine, il faut être motivé, avoir une voiture et sans doute trois épaisseurs.
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