L'avortement est une question de foi par Sombreval 2022-11-22 14:28:27 |
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Par cette affirmation, Praud prouve qu’il est un inculte. Au 19ème siècle et une partie du 20ème, les tenants de la morale naturelle attribuaient la crise de la famille et de la natalité au christianisme. Il suffit de lire les derniers romans d'Emile Zola, le plus illustre représentant du naturalisme : La faute de l'abbé Mouret par exemple, qui selon le moderniste Eugen Drewerman «donne le coup de grâce à une religion qui célèbre la mort sous les fantasmagories d'une vie plus pure », ou son ultime roman, Fécondité, dont l'idée centrale apparaît en filigrane dans ce passage: «Cherchez donc dans le Nouveau Testament le «croissez et multipliez et remplissez la terre» de la Genèse. Jésus n'a ni patrie, ni propriété, ni profession, ni famille, ni femme, ni enfant. Il est l'infécondité même ». Sorte de leitmotiv qu'on retrouve dans nombre de diatribes anti-chrétiennes de l'époque.
Zola dénonce dans ce dernier roman les procédés anticonceptionnelles et l’avortement : « Toutes sont résolues aux pires extrémités, à risquer de s’empoisonner avec des drogues, à se laisser tomber dans un escalier pour attraper quelque mauvais coup libérateur ». Il était membre de l’Alliance pour l’accroissement de la population, qui devait compter nombre de francs-maçons, soit dit en passant.
« Ô mères françaises, écrivait-il, faites donc des enfants, pour que la France garde son rang, sa force et sa prospérité, car il est nécessaire au salut du monde que la France vive… »
Le plus cocasse, c’est que ce roman de Zola a surtout été critiqué par les catholiques et les conservateurs de l'époque, devenus les derniers gardiens… de la morale naturelle…
Bigre.
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