Votre confrère ancien dominicain avait une femme au su de tous par JVJ 2022-11-16 21:51:17 |
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et de ses collègues, dont le P. Minnerath et quelques autres non ?
Désolé, c'est vous qui en parlez...
Depuis Dijon, cela savait et il ne se cachait pas. Il a même écrit un livre pour se défausser.
Et dans le couvent de Strasbourg, ce n'était un secret pour personne.
Je m'inquiète aussi pour le prédécesseur du frère qui a démissionné pour raison de santé, alors que je fus destinataire la semaine dernière, comme bien des personnes, d'une invitation pour la réédition du volume de Strasbourg dans La Nuée bleue, oeuvre dirigée par votre ancien archevêque qui sera de l'apéritif. Et quand j'ai pu le voir à des signatures, Sa Grandeur se portait comme un charme. Soit l'épiscopat n'intéressait pas l'intellectuel parisien, soit je ne sais pas.
A Nice, on a aussi servi la santé.
A Rennes et Vannes, on sert un anglicisme atroce, celui de burn-out.
On se fout du monde, et des derniers fidèles comme des prêtres qui eux n'ont jamais été vicaire général...
Accepter la dignité épiscopale et se dédire aussi vite.
Auxiliaire de Rennes n'est tout de même être auxiliaire de l'archevêque de Milan, qui n'aurait qu'un auxiliaire au lieu d'en avoir trois ou quatre, même de nos jours !
Je sais bien qu'un évêque peut faire le point en obtenant un administrateur apostolique... Si c'était pour un véritable motif de santé, passe encore ! En ce moment, deux excellents jeunes évêques sont très malades et je ne voudrais pas qu'ils soient assimilés à leurs pairs qui ont pris la vie du bon côté. La collégialité doit avoir ses limites.
Privilège du clergé sur les mamans parfois terrassées par leurs nombreux enfants, le budget familial, le linge, le mari et le reste.
Mais on ne prévoit encore pas qu'une mère abandonne son peuple quelques mois pour parler aux fleurs de la montagne en buvant de la tisane...
Nos anciens évêques, qui confirmaient encore à 90 ans et qui ne jouissaient pas des mêmes soins qu'aujourd'hui, qui avaient des centaines de clercs et une centaine de séminaristes sur le dos, des tournées considérables de confirmation, tenaient le choc. Comme tinrent les prêtres déportés, les vieux curés de 85 ans et les moines qui vivaient au vrai régime de leur règle avec un grand carême et aucun ordinateur. J'ai vu récemment que des carmélites "conciliaires" dormaient, à plus de 80 ans, sur une planche à même le sol. Petite remarque pour ceux qui ne voient que des pures ailleurs...
défense du religieux défroqué et fier d'avoir trompé sa profession
Le compte rendu alléchant du bouquin est du P. Quesnel, qui s'y connaît plus en Jésus et en Nouveau Testament que JC Petitfils. Même si cet oratorien sent un peu le fagot d'après certains comptes rendus que j'ai pu lire autrefois.
J'ai connu un Oratorien qui a démissionné de la branche française aussi en forme que celle des Eudistes..., car il ne voulait plus relever d'un supérieur dont la vie privée le scandalisait. Si si.
Dans le même ordre dominicain, pour ne parler que de lui, il est de notoriété qu'un frère imbuvable et fumeur, que les chercheurs peuvent croiser à côté d'une bibliothèque, dort extra conventum avec un homme. Et donc ? Eh ben rien. Il en fut de même du cher P. Bruckberger, que j'aime beaucoup, que je cite souvent et qui louait la messe traditionnelle. Lui était plus original : il vivait avec une femme, qui plus est consentante. Quelle idée ! Chez Pivot, il venait en grand habit avec sa tignasse, pour donner le change à ceux, nombreux, qui ne pouvaient se douter que la dialogue des carmélites avait du plomb dans l'aile.
Ce qui est bien avec les ordines dominicains, c'est que les extra conventum sont indiqués... Soit ils sont devenus curés, soit ils sont aumôniers, soit ils ont une vie sexuelle.
Une pensée aux lecteurs naïfs qui ont lu le livre sur les Dominicains de Yann Raison du Cleuziou, car on a compris que les ringards étaient ceux qui voulaient conserver une vie conventuelle régulière dans les années 50-70, les vieux cons quoi. Tandis que les jeunes (ce qui est plus qu'à nuancer à la vérité) discutaient du gouvernement, des constitutions, de la liberté d'aller et de venir. Ils vivaient au souffle de l'Esprit... Livre de sociologie, pas d'histoire (et encore moins un livre qui "sent" l'ordre dominicain).
J'essaie d'être honnête pour ne pas taper que sur un "camp". Et pour moi, il n'y a pas les purs et les impurs. Il y a l'Eglise, n'en déplaise aux uns et aux autres.
La CEF pourrait faire un formulaire à destination des évêques qui ont un truc à publier avant que la presse ne révèle une main courante ou une plainte.
J'ai la joie mauvaise, comme disent les allemands, que cela ne touche pas que les simples prêtres, mais que l'épiscopat soit aussi concerné, et le cardinalat pendant qu'on y est.
Dans deux ans, on aura des évêques qui iront de leur repentance en disant que, vicaire général, ils ont su que, mais n'ont pas dit que. La pénitence publique a précédé la confession auriculaire. C'est très traditionnel ! Il fallut le droit canon au XIIIe s. (de mémoire) pour inventer le fait qu'un péché qui n'est pas publiquement connu, n'a pas à être chanté sur les toits pour créer le scandale. J'ai cité ces jours-ci plusieurs fois l'ouvrage sur les cas réservés au pape, justement (le pape voulant étendre le domaine de la lutte... à son profit, comme toujours).
Les religieuses pour lors sont encore largement muettes en France, mais nous y allons. Ceux qui ne veulent pas voir les documentaires d'Arte lisibles sur youtube, se privent de voir un aspect tabou du catholicisme. Et c'est grave. Les missions, les prêtres et les jeunes qui vont aider les enfants à l'étranger, ... Pour punir des prêtres, pour quelque raison que ce soit, on a pu en envoyer fidei donum. Santier, lui, était l'aumônier de religieuses. Chapeau à celui qui prit cette décision pas du tout phallocrate... Je vais finir par trouver sympathique la président de la corref.
Tabou 148 : les morts du cardinal Daniélou et du P. Riobé relèvent du hasard et de leur apostolat, si j'ai bien compris les versions officielles. C'est tout de même fou que Lustiger, à son installation à Orléans, n'ait jamais cité le nom de son prédécesseur, ce qui avait mis en rogne son fan club (qui existe encore ! dont le sénateur socialiste, président de la commission des lois au sénat sous Hollande). Les républicains ont été moins filandreux quand Félix Faure est passé à un monde meilleur.
Ne me dites pas que l'homélie aux funérailles cardinalices parla d'épectase !? Si ce n'est pas comique... Le bienheureux Félix est mort de la même théologie.
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