Une sainteté qui lui a donné de comprendre l'essentiel par Scrutator Sapientiæ 2022-08-14 19:43:57 |
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Bonjour Jean-Paul PARFU,
Mgr Lefebvre était porteur d'un degré de sainteté qui lui a donné de comprendre l'essentiel, et qui lui a permis de comprendre que ce qu'il est convenu d'appeler le dialogue interreligieux est amplement en mesure de conduire les catholiques à dénaturer la foi catholique, ou, en tout cas, à dénaturer la conception catholique de la religion, de la religion chrétienne, des religions non chrétiennes et des relations entre l'Eglise catholique et les religions non chrétiennes.
Certes, Mgr Lefebvre n'était pas un expert ou un spécialiste, dans les domaines de la philosophie de la religion et de la théologie chrétienne sur les religions non chrétiennes, mais il a très bien compris que la fidélité orthodoxe et vigilante ne doit pas se laisser circonvenir par telle ou telle ouverture, parfois extrêmement érudite, mais souvent excessivement bienveillante, face aux religions non chrétiennes, ou face à la phraséologie interreligieusement correcte.
Il est proprement extraordinaire que, encore aujourd'hui, aussi peu d'intellectuels catholiques aient le courage et la franchise de signaler et de souligner le problème en présence, quand des clercs catholiques fonctionnent essentiellement, voire exclusivement à l'intentionnalisme, à l'intersubjectivisme, au latitudinarisme, au phénoménologisme, au sentimentalisme et au transcendantalisme, dans leur regard et leurs discours sur les religions non chrétiennes.
Avec, sauf erreur, Mgr de Castro Mayer, Mgr Lefebvre a dit NON à un esprit d'Assise qui a commencé à souffler, en provenance de Rome, en réalité, dès la première encyclique de Jean-Paul II, et l'on peut regretter que ce NON n'ait pas toujours été argumenté, d'une maniere développée, sous l'angle philosophico-théologique, par les clercs catholiques traditionnels.
Mais on doit constater que ce NON a été légitime voire prophétique, la plupart de ceux qui n'ont pas donné tort à l'idéologie du dialogue, dont Jean-Paul II et le futur Benoît XVI, ayant été contraints, par la suite, dès les années 1990, de commencer puis de continuer à ne pas donner tort, d'une manière claire, ferme, disciplinante voire sanctionnatrice, à des docteurs et à des pasteurs (néo-)catholiques qui, dès la même décennie, puis jusqu'à aujourd'hui, sont allés encore plus loin que Jean-Paul II (à partir du printemps 1979 et en particulier fin octobre 1986).
Qu'un fidèle catholique se mette donc à adhérer à une conception globale de la religion, de la religion chrétienne et des religions non chrétiennes proche de celle qui est objectivement attribuable à Buber, à Scheler, à Jaspers, à Eliade, à Gadamer, à Lévinas, à Ricoeur et/ou à Tillich, et il verra, OU PAS, ce que devient, en peu de temps, sa fidélité à la foi catholique, en ce que son contenu a de plus normatif ad intra et a de plus distinctif ad extra.
Assise : est-ce encore du christianisme, du christianisme en plénitude, et n'est-ce pas plutôt un signe de panchristisme ?
Bon dimanche.
Scrutator.
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