Peur d'avouer qu'ils sont mous et tièdes en raison du Concile ? par Scrutator Sapientiæ 2022-08-12 13:00:15 |
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Bonjour Ecclesiola,
Les clercs n'ont pas à avoir peur de devoir avouer qu'ils sont fréquemment fades, gris, mous et tièdes, avant tout ad extra, mais aussi ad intra (face au modernisme et face au progressisme), bien plus en raison qu'en dépit du Concile et de l'après-Concile.
J'ai relu récemment les voeux de "bon Ramadan" adressés, en 2021, par un évêque français, aux musulmans de son diocèse.
Non seulement ces voeux comportent des expressions imprécises et imprudentes, ainsi que des omissions révoltantes car tendancieuses, de tels voeux incarnant très souvent le degré zéro du kerygme, mais en outre les mêmes voeux sont littéralement saturés par de la mièvrerie.
Eh bien, voyez-vous, que ces clercs, au lieu d'avoir peur, affichent et assument clairement le fait que cette mièvrerie, ou ce modérantisme, ou encore cette pusillanimité à géométrie variable (couchés devant Allah, debout face aux tradis) constitue une composante essentielle, organique, de leur activité, non en dépit mais en raison d'une assez grande partie du Concile et de l'après-Concile.
Vous évoquez une certaine peur, qui va de la peur de devoir reconnaître l'ampleur et la portée de l'échec du Concile et de la faillite du Concile à la peur de devoir subir le management par la terreur façon François, mais n'existe-t-il pas également un minimum d'adhésion idéologique à la conception consensualiste fraternitaire du discernement évangélique, de la miséricorde, et de l'ouverture sur les périphéries, et à la conception consensualiste fraternitaire du dialogue, du renouveau et de l'unité ?
Merci beaucoup pour toute réponse et bonne journée.
Scrutator.
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