puisque le nationalisme exacerbé ukrainien a surtout recruté au Sud dans la zone sur laquelle la Pologne lorgne désormais ouvertement... et qui fut autrefois sous sa tutelle avant le démembrement de la "République" de Pologne au XVIIIe, avant que Lvov/Lviv ne devienne Lemberg.
Stepan Bandera le héros discutable, ayant adhéré à bien des aspects du nazisme dont un antisémitisme féroce, du nationalisme ukrainien était gréco-catholique. Les groupes et partis néo-nazis recrutent toujours surtout dans cette région Ouest.
On retrouve l'association au XIX-XXe siècle de nationalismes/régionalismes avec un catholicisme parfois minoritaire parfois non (Flamands, Bretons, Basques, Alsaciens ...).
Il reste que cette Église gréco-catholique, maltraitée pendant le tsarisme dès Nicolas Ier, a été cruellement persécutée sous Staline et n'a pu se relever avec beaucoup d'obstacles matériels qu'avec l'indépendance ukrainienne de 1991.
Outre Mgr Andrej Sheptystky, l'épopée carcérale du cardinal Slipyj (18 ans de camp sibérien), archevêque majeur de l'Église, libéré grâce à Jean XXIII en 1963 et qui a participé à Vatican II, est à relever.
Un intrépide confesseur de la foi. L'amorce d'Ostpolitik de Jean XXIII avait été tout aussi inefficace au plan religieux que celle de François avec la Chine communiste (persécution redoublée) mais avait obtenu cette libération au moins.
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