Oui, les apôtres sont emplis d'Esprit, donc inspirés comme aucun ne le fut. Donc ils ont autorité, au sens étymologique du terme.
Donc, s'ils parlent de liturgie, ils ont "tout bon" !
Mais je ne vois pas le rapport avec ma remarque initiale : paraphraser Sieur Jejomau pour montrer le parallèle avec notre domaine chéri ici, donc l'erreur de raisonnement.
Jejumau écrit :
La gnose chrétienne n'existe pas: toute connaissance cachée est par définition une gnose . Or Jésus-Christ révèle toute la connaissance qu'il faut entendre et accepter pour faire son Salut. Le reste... on le trouve dans les Loges mais ne sert à rien !
serait à dire : "la liturgie chrétienne n'existe pas : tout rite caché (non écrit dans la Bible) est par définition une invention. Or Jésus-Christ révèle tout ce qu'il faut, donc le reste ... ne se trouve que chez les déviants ou les ennemis ?"
Les apôtres n'ont pas écrit les missels. Ils transmettaient oralement les formes et les formules. Les écrits ne sont venus que pragmatiquement, quand le nombre de prêtres a tant augmenté qu'il fallait certifier chaque mot des phrases et des gestes car ils n'étaient pas assez d'Anciens pour les vérifier, les valider. On a vu au XVII° la tâche, méconnue, sinon inconnue de St Vincent de Paul, pour donner une certitude aux formations des prêtres : en ouvrant des séminaires structurés et structurants.
Je disais que la logique est absente de la tournure de Sieur Jejomau. Sauf à penser qu'il emploie une définition préconçue que gnose = refus orgueilleux, vantard, de partager "son" savoir avec le Vulgum pecus.
Or ni St Paul, ni St Irénée n'ont jamais dit cela. Ils savaient trop ce que St Jean était, inspiré médaille d'Or, sachant les choses que les autres ne voyaient, ni ne devinaient même pas exister.
Jésus ne s'en irrite-t-il pas : "jusqu'à quand devrais-je vous supporter, espèces de bornés ?" qui vient précisément dans les passages où Il vient de parler en chiffres et en symboles, et que Jean, lui comprenait. Mais pas les balourds. Cela n'enlève rien à leur sainteté, mais cela ne condamne pas non plus le savoir fin de St Jean. Et Dieu a voulu que nous en ayons trace : n'est-ce pas "la meilleure part" dont il parle à Marie, sans pour autant diminuer les oeuvres de Marthe. Tout a une place, pourquoi détruire celle qui n'est pas la sienne ?
Son Evangile est rempli de ces choses que d'autres n'imaginent même pas être dites. Ne parlons pas des détails de l'Apocalypse que d'aucuns limitent à des moralisations ou à des calculs historiques de bas de gamme.
J'espère être claire.
Il est difficile de parler quand l'interlocuteur a des idées à priori déjà faites, ou quand il méprise autrui en s'imaginant lui être supérieur dans l'âme. Lucifer a vu, n'a pas voulu, et s'est damné, de n'avoir pas voulu, pas d'avoir su.
Merci de cet échange pour apprendre chacun un peu plus : c'est cela le sang qui nourrit l'amitié, en Dieu, si le sujet est divin.
Bien à vous
Glycéra